Mon humeur musicale du moment :
"When the lights go down"
Prince (1999)
  

mercredi 18 avril 2012

Interview d'Allain Leprest, 2003




"Claude Nougaro et Jean Ferrat disaient d'Allain Leprest qu'il était l'un des plus grands poètes français. Auteur, compositeur disparu en 2011, Leprest a écrit des chansons d'une beauté saisissante. Alors qu'il était de passage en Suisse en 2003, il a accordé à Philippe Nicolet une interview de 70 minutes où se retrouve, dans tous ses mots, sa pleine dimension de poète."

Le dimanche 19 janvier 2003 à La Croix-sur-Lutry (tout près de Lausanne, en Suisse), Philippe Nicolet et Allain Leprest se retrouvent donc pour un entretien qui va durer plus d’une heure, filmé avec beaucoup de délicatesse, que j'ai trouvé passionnant et bouleversant. 

Extrait du début (Philippe Nicolet) : "… et j’ai découvert presque instantanément ce qui, à mes yeux, est l’une des plus grandes poésies que j’ai entendues de ma vie, la découverte d’un immense poète qui vous donne une sensation intraveineuse qui fait que parfois les mots sont tellement forts qu’on n'arrive presque pas à les dire soi-même…".

J’ai découvert cette vidéo aujourd’hui un peu par hasard (mais je sais bien que le hasard n’existe pas…) et ce fut un grand moment pour moi que d'écouter Allain Leprest nous raconter avec pudeur et émotion sa poésie, sa jeunesse, ses parents, ses amours, ses enfants, ses amis.
Bref, sa vie tout simplement, d’artiste et d’être humain. Une belle âme comme je les aime.

Je ne remercierai jamais assez le hasard (!) qui m’a amenée jusqu'à cette magnifique vidéo, d’autant plus troublante que sur ces images, Allain Leprest ressemble beaucoup à quelqu’un qui a été très important dans ma vie à moi...


lundi 9 avril 2012

Prévert et Doisneau


J’aime beaucoup les photos de Robert Doisneau et particulièrement celle-ci. Elle est remplie de tendresse et tellement drôle, je l’adore.
Et que l’oiseau posé sur la tête du petit garçon soit un pigeon, une colombe ou un oiseau lyre, peu importe, l'essentiel est ailleurs. Il accompagne ce petit garçon partout, même pendant la pause pipi et je suis sûre que ce qu’il lui raconte (ou plutôt lui roucoule à l''oreille) est léger comme une plume et merveilleux comme un songe…

                                                                                                                             Robert Doisneau, 1964
L’OISEAU LYRE
de Jacques Prévert

Deux et deux quatre
quatre et quatre huit
huit et huit font seize…
Répétez ! dit le maître
Deux et deux quatre
quatre et quatre huit
huit et huit font seize.
Mais voilà l’oiseau lyre
qui passe dans le ciel
l’enfant le voit
l’enfant l’entend
l’enfant l’appelle
Sauve-moi
joue avec moi
oiseau !
Alors l’oiseau descend
et joue avec l’enfant
Deux et deux quatre…
Répétez ! dit le maître
et l’enfant joue
l’oiseau joue avec lui…
Quatre et quatre huit
huit et huit font seize
et seize et seize qu’est-ce qu’ils font ?
Ils ne font rien seize et seize
et surtout pas trente-deux
de toute façon
ils s’en vont.
Et l’enfant a caché l’oiseau
dans son pupitre
et tous les enfants
entendent sa chanson
et tous les enfants
entendent la musique
et huit et huit à leur tour s’en vont
et quatre et quatre et deux et deux
à leur tour fichent le camp
et un et un ne font ni une ni deux
un à un s’en vont également.
Et l’oiseau lyre joue
et l’enfant chante
et le professeur crie :
Quand vous aurez fini de faire le pitre
Mais tous les autres enfants
écoutent la musique
et les murs de la classe
s’écroulent tranquillement
Et les vitres redeviennent sable
l’encre redevient eau
les pupitres redeviennent arbres
la craie redevient falaise
le porte-plume redevient oiseau.

                                            Jacques Prévert par Robert Doisneau, 1955


mardi 3 avril 2012

Une journée particulière



           "Bien sûr que l'amour est plus fort que la mort"
           Et les liens d'amitié sont immortels
           Je t’aimerai toujours Kho

ANIS "Dans tes yeux" (Rodéo Boulevard)