Mon humeur musicale du moment :
"When the lights go down"
Prince (1999)
  

mardi 31 août 2010

L'amitié



C'est le 31 août depuis quelques minutes et en cette date un peu particulière dans mon monde à moi, j'ai décidé qu'elle deviendrait la journée universelle de l'amitié... et peu importe si elle existe déjà à un autre moment, pour moi, ce sera cette date là.
Alors, je ne vais pas faire un cours philosophique sur le sujet... L'amitié se vit au quotidien ou, selon les aléas de la vie de chacun, de manière plus espacée dans le temps, peu importe, parce que les liens sont solides. L'amitié n'est pas une contrainte, au contraire et il est important de la cultiver et de la protéger. 
Une jolie phrase que j'ai lue récemment disait que "l'amitié est la forme la plus parfaite de l'altruisme", pas mal... 
Aimer, respecter, écouter, comprendre, sécher les larmes de l'autre ou prendre la main qu'on vous tend. Partager, en paroles, en silence ou en éclats de rire.
On peut tout dire à un ami, ses doutes, ses secrets, ses rêves, ses peurs, comme on peut tout entendre d'un ami. 
Je ne pourrais pas vivre sans la douceur de l'amitié, sans "vrais" amis et amies (évidemment!!!) et j'ai la chance d'en connaître quelques uns. Certains de longue date avec lesquels je partageais les bancs d'école ou plus tard, mes tartines de Nutella jusqu'au petit matin, d'autres rencontrés plus récemment avec lesquels je vis des moments précieux, certains ne sont pas très loin de moi, d'autres partis vivre ailleurs dans le monde ou dans les étoiles... Et tous, ils m'enrichissent et me font du bien, je suis heureuse d'avoir croisé leur chemin.
Alors, pour toutes ces personnes qui partagent ma vie, que j'aime et qui me le rendent bien, une petite vidéo que j'adore, en plus assez symbolique... Il s'agit du mouvement "Playing for change" et j'ai choisi un morceau de Bob Marley que l'on aperçoit d'ailleurs, ainsi que David Broza et Bono, entre autres...

"We don't need no more trouble
What we need is love !"


A Pierre et aux ami(e)s de Pao



mercredi 25 août 2010

Et si on parlait poésie ?



Pour faire le portrait d'un oiseau
Peindre d'abord une cage 

avec une porte ouverte 

peindre ensuite 

quelque chose de joli 

quelque chose de simple 

quelque chose de beau 

quelque chose d'utile 

pour l'oiseau 

placer ensuite la toile contre un arbre 

dans un jardin 

dans un bois 

ou dans une forêt 

se cacher derrière l'arbre 

sans rien dire 

sans bouger...

Parfois l'oiseau arrive vite 

mais il peut aussi bien mettre de longues années 

avant de se décider 

Ne pas se décourager 

attendre
attendre s'il le faut pendant des années
la vitesse ou la lenteur de l'arrivée de l'oiseau 

n'ayant aucun rapport 

avec la réussite du tableau 

Quand l'oiseau arrive 

s'il arrive 

observer le plus profond silence 

attendre que l'oiseau entre dans la cage 

et quand il est entré 

fermer doucement la porte avec le pinceau 

puis 

effacer un à un tous les barreaux 

en ayant soin de ne toucher aucune des plumes de l'oiseau 

Faire ensuite le portrait de l'arbre 

en choisissant la plus belle de ses branches 

pour l'oiseau 

peindre aussi le vert feuillage et la fraîcheur du vent 

la poussière du soleil 

et le bruit des bêtes de l'herbe dans la chaleur de l'été 

et puis attendre que l'oiseau se décide à chanter 

Si l'oiseau ne chante pas 

c'est mauvais signe 

signe que le tableau est mauvais 

mais s'il chante c'est bon signe 

signe que vous pouvez signer 

Alors vous arrachez tout doucement 

une des plumes de l'oiseau

et vous écrivez votre nom dans un coin du tableau.

Jacques PRÉVERT, Paroles


dimanche 22 août 2010

"Bashung" par Dragonfly


"J'peux t'aider, ça m'a l'air un peu dur à porter..."

Tiens c'est marrant ce que vous me dites là.
Ca sonne comme Alcaline une chanson de Bashung, qui était en fait à la fois une lettre d'adieu et un clin d'oeil à une chanson de Christophe... mais ça j'lai appris beaucoup plus tard, bien après le départ de l'Apache vers l'Irréel...
Ah les maux de Bashung, un jour on tombe dedans et on en ressort jamais.
C'est comme le pays des merveilles d'Alice, on court derrière un lapin et on finit par tomber amoureuse du chapelier. Il appelait ça 'happer' Bashung, je me souviens. Lui, le magicien des mots, metteur en scène d'histoires simplement humaines, dures et vraies à la fois.
Vous savez, c'est comme poser ses pas dans une empreinte ou comme ce truc qu'on ressent parfois en lisant un bouquin où certaines phrases semblent sorties de votre tête, ces fois où vous vous dites que vous auriez pu écrire si vous aviez osé... 'Osez' tiens, encore un mot qui me ramène à lui qui s'est révélé devant chaque obstacle, toujours à casser pour recommencer, brouiller les pistes, refuser la facilité, suivre la destinée qu'il s'était tracé, seigneur en quête d'éternel absolu.
Après tout peut-être n'était-ce qu'une simple revanche sur la vie qu'il avait préféré colorer de poésie et d'intransigeance. S'élever, toujours, faire monter l'aventure, au-dessus de la ceinture il disait...
Sa petite entreprise c'était souvent la boîte de Pandore mais nous on s'y retrouvait là-dedans, dans ses douleurs et ses notes mêlées ça devenait la dimension des miracles, un truc qui parlait directement à l'âme, ouais c'était comme ça... D'ailleurs maintenant qu'il tutoie les anges, on a gardé cette habitude de papoter avec lui, en tête à tête.
Pourquoi j'vous raconte tout ça moi... c'est tellement personnel. Ca doit être votre voix ou votre profil je sais pas.
C'est comme si j'vous parlais de mon père qui l'aimait bien avant moi Bashung, même que gamine j'l'entendais fredonner Gaby dans son atelier. Ca m'faisait marrer mon père qui chantonnait ce truc qu'on entendait sur toutes les radios. C'était léger, bizarre. Moi j'écoutais Police, j'avais 14 ans.
Puis il a mis les voiles mon papa, l'année du Joshua Tree et de mes 20 ans. Son petit coeur usé par une vie trop difficile l'a lâché. Mon petit cousin a hérité de son harmonica et moi des regrets éternels, mais j'mégare.. . tiens j'avais pas remarqué ce trapèze.
Vous savez comment il m'a scotchée moi Bashung? Sans faire de mauvais jeu de mots, ça s'est fait avec Chatterton. Avant y'avait eu le tubesque 'Joséphine' quand même, simplement parfait. Musique, image, sensualité réunies. Lui, la fille, le cheval, énorme j'vous dis, sulfureux !! Pourtant Joséphine dans le vrai cirque de la vie, c'était juste une tante alsacienne (quoique).
C'était comme si j'le voyais pour la première fois. J'l'ai trouvé si beau mon macadam cow-boy, si droit et élégant dans ses boots en serpent qu'j'ai acheté une compil j'me souviens. Un truc que j'traînais partout et qu' j'écoutais surtout dans la bagnole.
Chatterton c'était pas pareil... je pouvais pas partager. C'était comme un pansement sur mes bobos de séparation, de déménagement et de solitude. Mon petit remède à moi. J'brisais la glace en cas d'urgence et c'était tous les soirs.. j'me souviens de ce disque comme d'un voyage, le premier qu'on a fait ensemble, le début de notre histoire.
Après 'Fantaisie Militaire' est venue. On était en décalage lui et moi, comme le titre de son disque, divorce contre nouvelles amours, mais l'écho de ses malheurs trouvait sa place comme une réminiscence dans le bleu de mon nouveau ciel. C'est devenu MON album, l'album de ma vie, d'une vie, celui que j'ai usé à force d'écoutes répétées. Le plus beau, l'inégalé encore à ce jour pour moi.
Puis le soir du 14 mars 2009 j'ai franchi le pas de l'Imprudence, la plus sombre et lumineuse à la fois de ses compositions car Bashung c'était ça, l'ombre et la lumière. L'opus qui m'a ouvert tant de portes malgré l'infinie tristesse et le manque qui se sont installés après son départ... putain c'que tu peux manquer à l'appel, à la pelle, à la pelle...
Oh monsieur vous partez ? Y'a plein d'étoiles dans vos yeux, soyez pas triste.
Vous savez on est tous pareils, pauvres petits légos qui s'emboitent et se déboitent. Unité et universalité, noirs de monde, il m'a fait comprendre tout ça Bashung, et aussi que ce qui compte c'est le chemin, pas la destination.
Même si je sais que désormais aucun navire n'ira.
Non, aucun.
Ah j'oubliais, que ne doux surtout,
et merci d'avoir été, simplement.
Merci.
Dragonfly

  




vendredi 20 août 2010

Bashung, mes derniers concerts - Paris


Et puis voici le dernier concert que j'ai vu de Bashung, à l'Elysée Montmartre, un dimanche soir. Il fait partie de mes moments inoubliables, qui resteront à jamais gravés dans ma mémoire et dans mon âme et particulièrement celui-là parce que c'était le dernier et que j'ai un beau souvenir d'écharpe orange aussi... Comme pour celui de Paléo, je le dépose ici tel qu'écrit à l'époque, je n'ai changé aucun mot.

Elysée Montmartre, 7 décembre 2008

Un week end à Paris pour revoir Alain Bashung, ça y est j’y suis… dimanche soir, dans le métro… arrêt… coupure d’électricité… des gens sont descendus sur la voie… juste maintenant… au secours, j’ai rendez-vous avec Bashung et je suis bloquée dans le métro… Ouf, tout rentre dans l’ordre, on arrive enfin à l’Elysée Montmartre, la queue pour entrer est déjà grande, il fait froid… bon... 
Ça y est, on est dans la salle, bondée, on patiente… Première partie, je sais plus qui c’était, j’attends… Il fait chaud, très chaud, on est serrés comme des sardines, pas grave, autour de moi, mes amis, ma sœur et juste devant moi, un charmant garçon à l’écharpe orange, chouette, bonnes ondes, je suis bien entourée ! 

Les lumières s’éteignent, les musiciens arrivent et puis Bashung apparaît lentement, moment intense et magique, et il commence par "Comme un légo", moment suspendu, la voix est toujours aussi magnifique, ses mains..., ses mains nous racontent aussi beaucoup de belles histoires, son harmonica, "Vénus", "Samuel Hall", et voilà je m’envole, me sens transportée, chanson après chanson. 
Le son est parfait, ses musiciens aussi et les lumières… que c’est beau… 
Intense et magique, voilà les 2 mots qui me reviennent à chaque instant.
Et le duo avec Chloé Mons, émotion, ils se tiennent la main, que c’est beau…
Et puis le rappel, il réapparaît lentement, quelle émotion dans la salle, quelle émotion sur scène, que c’est beau… Les premières notes de "Madame rêve", le violoncelle, que c’est beau…
Moment d’humour aussi, "c’est un animal préhistorique, mais je l’aime bien" et voilà "Vertiges de l’amour".  
Remercie ses musiciens, les techniciens et nous aussi, "merci à vous", intense et magique. Termine par "Malaxe", nous salue de la main, nous embrasse du regard et puis s’en va.
Les lumières se rallument lentement, la salle continue à applaudir, on n’a pas trop envie de quitter ce moment si intense et magique.

Et puis on se retrouve dehors, on partage nos émotions et je croise le regard du garçon à l’écharpe orange, instant intense et éphémère, petit cadeau de la vie, que c’est beau… et puis, chacun repart vers son destin…

Et me revoici dans le métro, pas de panne, pas de coupure d’électricité, juste mes amis et ma sœur qui rient de me voir sourire béatement en regardant par la vitre…
Voilà, merci, merci, merci Alain Bashung, je n’oublierai jamais ce concert-là non plus, je t’aime infiniment. Bonne route à toi. 





Bashung, mes derniers concerts - Paléo


Mais oui, bien sûr, il est important que pour continuer à parler de Bashung, je raconte mes deux derniers concerts pendant cette tournée magique de 2008, moments inoubliables qui resteront à jamais gravés dans ma mémoire et dans mon âme.
Et puis, ces textes ont toute leur place ici, dans mes petites notes. Je les dépose tels qu'écrits à l'époque, je n'ai changé aucun mot.

Nyon, samedi 26 juillet 2008


Depuis un moment, il pleuvine sur Paléo…
21h, il pleut de plus en plus, on sort les pèlerines… Il y a plusieurs scènes à Paléo, pour patienter mon rendez-vous avec Bashung sous le chapiteau, je vois d’autres concerts, Olodum, bon… Kolo, bon…, Ours, bien…, Daho, bon, bon…
22h, je tiens plus, il faut que j’aille prendre ma place sous le chapiteau… J’arrive, c’est bondé…
Grâce à mon frère, on se faufile devant, on est serrés, mais entourés de gens sympas, vraiment.
Dehors, maintenant c’est le déluge – tonnerre, éclairs…
J’attends
Enfin 22h45, les lumières s’éteignent, j’ai le cœur qui palpite très fort, d’abord les musiciens, puis il apparaît sobre, classe, majestueux. Ovation.
Et ça commence par "Comme un légo", "Je t’ai manqué" (ho oui), "Hier à Sousse", "Mes prisons", "Samuel Hall" (je sais pas pourquoi, j’adore !). Après je sais plus dans quel ordre c’est venu, me suis laissée emporter, c’était magnifique et tellement intense. "La nuit je mens", "Volontaire", "Vénus", "Je tuerai la pianiste", "Happe", "A perte de vue", "Fantaisie militaire", "Bombez"(le torse, bombez !), "Sur un trapèze", "Légère éclaircie", "Osez Joséphine". J’en oublie certainement, mais c’est pas grave.


Et puis déjà le 1er rappel, il revient avec la belle "Madame Rêve", puis "Vertige de l’amour" et "Malaxe"… repart et nous dit "Faites de beaux rêves". C’est sûr qu’on va en faire des beaux rêves, mais pas tout de suite, reste encore un peu.
2ème rappel, il revient avec la frissonnante "Angora", l’émotion est palpable sous le chapiteau et termine par "Nights in white satin", sublimissime. "I love you"… J’entends hurler dans la salle "moi aussi" et je m’entends hurler "nous aussi"… C’était tellement…
Voilà, il salue, la main sur le cœur, semble fatigué mais serein. Ovation. Il reste encore un peu et j’espère qu’il reçoit en retour tout cet amour qu’il nous a donné ce soir et qu’il m’a donné à moi depuis tant d’années déjà, je peux le dire depuis le début… Nous redit "faites de beaux rêves" et s’en va…
Les lumières se rallument, le chapiteau est toujours bondé, non, non, les gens n’étaient pas venus pour s’abriter parce qu’il ne pleut plus dehors, c’est bien pour lui que tout le monde était là…
Ouf, je repars dans la boue, la tête dans les étoiles. Ouf, rien n’a gâché cette incroyable soirée que je n’oublierai jamais. Merci, merci, merci Alain Bashung et bonne route à toi.












lundi 16 août 2010

Bashung, si tu me quittes...



Je ne sais pas comment commencer pour raconter ce qui me lie à Bashung... Commencer par la découverte de "Gaby, qu'est bien plus belle que Mauricette" ou par "Vertiges de l'amour" au début des années 80 ?  
Beaucoup de souvenirs de cette époque, oui, avec un peu plus tard, mes premiers chocs avec "Bijou, bijou" et "Toujours sur la ligne blanche", qui sont, à mon humble avis, les premiers chefs d’œuvre de Bashung. 
Mais la véritable révélation fut pour moi une petite phrase entendue dans "Camping jazz", dans l’album Passé le Rio Grande (1986). Cette petite phrase disait : "Si tu me quittes, est-ce que je peux venir aussi ?" 
Ces mots m’ont ébranlée et j’ai su à ce moment là que je suivrai Bashung jusqu’au bout du monde. J’ai attendu depuis ce jour là chaque concert où il passait près de chez moi et chaque nouvel album. J’ai suivi son parcours atypique et son évolution avec l’impression qu’il prenait chaque fois un autre chemin, une autre route que j’aimais emprunter.  
Et puis, il y a eu la dernière tournée, Bleu Pétrole, en 2008, magnifique et incroyable… et le 14 mars 2009 est arrivé… jamais la mort d’un artiste ne m’a à ce point touchée. Bashung me manque mais il nous a laissé une œuvre magistrale qui ne s’éteindra jamais, tout comme son étoile qui brille juste à côté de Vénus, première à éclairer la nuit...
Alors, revenons au présent un moment parce qu’il continue à se passer des choses dans le monde de Bashung… 

Tout d’abord, une série d’émissions des radios francophones publiques produites et réalisées par Gérard Suter et David Golan que l’on peut écouter tout l’été, le dimanche matin (de 9h à 10h sur la RSR La Première) ou en podcast. Ces émissions sont passionnantes, elles retracent toute sa carrière. On y entend parler Bashung (et c’est très émouvant), sa famille, son fils Arthur, ses musiciens, ses paroliers, les gens qui ont travaillé avec lui et son ami et complice de toujours, "l’alchimiste" Jean Fauque.
http://www.rts.ch/la-1ere/dossiers/alain-bashung-de-l-aube-a-l-aube/

Et puis, le festival Label Suisse consacre deux soirées hommage à Bashung : le 17 septembre à la Salle Métropole à Lausanne et le 25 septembre à l’Usine à Gaz de Nyon.
Jean Fauque, Boris Bergmann et Rodolphe Burger seront présents ainsi que des artistes suisses et ils vont tous interpréter du Bashung. A suivre…
http://www.labelsuisse.ch/?page_id=202#_301_0_1
(cliquer sur "vendredi", "Radio Paradiso / Alain Bashung", puis sur "Revoir le concert")

"Bijou, bijou, te réveille pas surtout
J'vais pas faire de bruit, juste un café et c'est tout"

samedi 7 août 2010

Paléo 2010... ambiances


 
Pour le son, aller sur l’image et cliquer sur le haut-parleur barré

jeudi 5 août 2010

Lola et le voyage d'Amélie



J'ai en ce moment une pensée très particulière pour Lola, ma petite chatte adorée et je me souviens de ce mercredi 5 août de l’an dernier où tout s’est écroulé dans mon monde à moi quand elle est partie visiter les étoiles...
Elle n’allait pas bien depuis quelques jours, je l’ai entourée de toute mon affection, elle qui m’en avait tellement donné depuis 17 ans, en essayant de calmer ses miaulements profonds de souffrance qu’elle n’arrêtait que lorsqu’elle était dans mes bras ou que je la caressais, en essayant de la nourrir avec ses aliments préférés, en l’aidant à surmonter ce que je croyais être au début juste un coup de fatigue dû à son âge et à la chaleur estivale… Depuis le lundi, elle ne mangeait plus rien. Et puis la nuit du mardi au mercredi, elle est venue dans mon lit et m’a regardée fixement, longtemps, très longtemps, j’ai lu beaucoup de choses dans ses beaux yeux si tendres, elle m’a parlé cette nuit là et j’ai tout compris… ça peut paraître bizarre, mais j’ai su à ce moment là que c’était grave, qu’elle était épuisée de souffrir et qu’elle n’aurait plus la force de rester encore bien longtemps, elle me l’a dit cette nuit là.  
Alors, le matin, j’ai pris rendez-vous chez le véto. Prise de sang, problème d’insuffisance rénale, résultats catastrophiques…
    -   Phase terminale il a dit le véto, il faut que je vous parle…
    -   J’ai compris Monsieur le véto, je sais déjà, elle me l’a dit cette nuit…
Je l’ai accompagnée jusqu’au bout, elle s’est endormie doucement à 16h45. 17 ans d’amour et de partages et puis le vide… au secours…
Je me souviens qu’au soir de ce 5 août, j’ai été voir Amélie-les-Crayons en concert. Mes amis et mon frère étaient là aussi. Amélie est adorable, drôle, touchante, poétique et la soirée a été surréaliste et plus que bouleversante aussi…  Mon frère m’a offert le CD "La porte plume" et elle me l’a dédicacé : "la porte est ouverte, bon voyage" elle m’a écrit, je lui ai souri, elle aussi, merci beaucoup j’ai dit…
J’espère qu’on s’occupe bien de toi là-haut Lola et que tu as rencontré des âmes aussi belles que la tienne, j’en connais quelques unes, je suis certaine que vous êtes ensemble.
Continue ton voyage dans les étoiles, Lola, tu n’es jamais très loin de moi.

Pour toi, une petite valse d'Amélie...