Bashung_1

Mon humeur musicale du moment :
"When the lights go down"
Prince (1999)
  

jeudi 14 mars 2019

Alain Bashung - 10 ans d'absence...


L'album posthume, comme une suite à "Bleu Pétrole"

La dernière tournée 2008...

Je ne pouvais pas choisir moment plus adéquat pour faire revivre ce blog après quelques années d'abandon... 
Alain Bashung en a été le principal sujet depuis le début, il mérite ces quelques lignes.

Non, je ne pouvais passer sous silence cet anniversaire un peu difficile, même si depuis, d'autres pertes très précieuses ont assombri mon univers.

Le 14 mars 2009 s'envolait Alain Bashung. 
C'était un samedi et je n'oublierai pas comment je l'ai appris au 20h de France 2. Je n'oublierai jamais non plus ni le choc ressenti et la profonde tristesse qui m'a envahie, ni mon téléphone à ma soeur ce soir là...

À deux petites libellules (qui se reconnaîtront) et à mes amis (qui se reconnaîtront aussi), connus grâce à lui il y a 10 ans, tous "rescapés" de l'ancien forum que j'ai retrouvés ailleurs et avec lesquels le fil invisible continue à se tisser autour de Bashung et de son oeuvre.

Alain Bashung est à tout jamais gravé en nous. Il a été et restera le dernier coquelicot.




samedi 8 mars 2014

Bluebird - Charles Bukowski



there's a bluebird in my heart
that wants to get out
but I'm too tough for him,
I say, stay in there, I'm not going
to let anybody see you.

there's a bluebird in my heart
that wants to get out
but I pur whiskey on him and inhale
cigarette smoke
and the whores and the bartenders
and the grocery clerks
never know tha he's in there.

there's a bluebird in my heart
that wants to get out
but I'm too tough for him,
I say, stay down,
do you want to mess me up?
you want to screw up the works?
you want to blow
my book sales in Europe ?

there's a bluebird in my heart
that wants to get out
but I'm too clever, I only let him out
at night sometimes
when everybody's asleep.
I say, I know that you're there,
so don't be sad.

then I put him back,
but he's singing a little in there,
I haven't quite let him die
and we sleep together like
that with our secret pact
and it's nice enough
to make a man weep,
but I don't weep,
do you ?




il y a un oiseau bleu dans mon cœur
qui veut sortir
mais je suis trop coriace pour lui,
je lui dis, reste là, je ne veux pas
qu'on te voie.

il y a un oiseau bleu dans mon cœur
qui veut sortir
mais je verse du whisky dessus et tire
une bouffée de cigarette
et les putains et les barmen
et les employés d'épicerie
ne savent pas qu'il est là.

il y a un oiseau bleu dans mon cœur
qui veut sortir
mais je suis trop coriace pour lui,
je lui dis, tiens-toi tranquille,
tu veux me fourrer dans le pétrin ?
tu veux foutre en l'air mon boulot ?
tu veux faire chuter les ventes
de mes livres en Europe ?

il y a un oiseau bleu dans mon cœur
qui veut sortir
mais je suis trop malin, je ne le laisse sortir
que de temps en temps la nuit
quand tout le monde dort.
je lui dis, je sais que tu es là,
alors ne sois pas triste.

puis je le remets,
mais il chante un peu là-dedans,
je ne le laisse pas tout à fait mourir
et on dort ensemble comme ça
liés par notre pacte secret
et c'est assez beau
pour faire pleurer,
mais je ne pleure pas,
et vous ?



jeudi 30 janvier 2014

François Cavanna, l'immortel Rital



J’aimais beaucoup François Cavanna, pour beaucoup de raisons mais principalement pour son livre "Les Ritals".
En nous racontant son enfance de fils de rital, on se rend très vite compte que c’est un recueil d’amour pour son papa que Cavanna a écrit.

Son histoire m’a touchée en plein cœur, parce que celle de mon papa à moi lui ressemblait beaucoup et leur français improbable avec leur accent italien étaient quasi identiques. Les dialogues du père sont savoureux…

Douces pensées à François Cavanna


Extrait :
Papa ouvre la fenêtre et répare des mètres. Pourquoi la fenêtre ? Parce que c'est le seul coin que maman lui permet. Elle n'a que le dimanche pour faire son ménage, la semaine elle fait celui des autres, le matin, et leur lessive, l'après-midi. Le dimanche matin, ça voltige et ça houspille, chez nous.
Papa prend l'appui de ciment de la fenêtre comme établi, il étale dessus son petit fourbi. Le machin en fer où s'enfonce la tige de l'espagnolette lui tient lieu d'enclume, et d'enclume bien commode même, grâce au trou qu'il y a au milieu. Le trou lui sert à chasser les rivets des bouts de mètres cassés, le tour du trou lui sert à river les clous qui servent de rivets aux bouts de mètres neufs.
Avec un paquet de vieux mètres, papa en fait un neuf. Quand il est fait, il le regarde au soleil, content comme tout. Il y a juste le nombre de branches qu'il faut, cinq pour un mètre simple, dix pour un double-mètre, juste le nombre, pas une branche de plus ou de moins, merde, c'est pas un con, papa. Je suis très fier de lui.
Un jour, je demande à papa :
"Papa, pourquoi ils se suivent pas, les numéros ?"
Papa m'a regardé, il a craché un long jus de chique par la fenêtre, du coin de la bouche – pour ça aussi, je l'admire beaucoup – et il a dit :
- "Ma, qué nouméros ?"
- "Les numéros sur le mètre. Là il y a 60, et juste après il y a 25, et juste après 145"
- "Ma qu'est-ce qué t'as bisoin les nouméros ? Tou régardes combien qu'il y a les branches, et basta, va bene. Quatre branches, ça veut dire quatre-vingt. Ecco. Pour les pétites centimètres toutes pétites qui sont en plus, tout comptes avec le doigt, à peut près, quoi, voyons, faut pas perdre le temps à des conneries, qué le plâtre, lui tout sais, le plâtre, il attend pas, lui ?"






















samedi 4 janvier 2014

Mes mots pour Bashung


L’autre jour en me baladant sur internet, j’ai découvert par hasard un site magicien qui fait ressortir les mots les plus importants et les plus cités dans un texte donné.

Me vint alors l’idée de reprendre les deux petits textes que j’avais écrits après les deux derniers concerts d'Alain Bashung auxquels j’avais assisté, l’un à Paléo en juillet et l’autre à Paris en décembre 2008.

J’aime beaucoup les mots qui sont sortis du chapeau de ce Merlin l'enchanteur moderne ;-)


Que cette nouvelle année soit sereine et magique !



Le site en question : Wordle 





jeudi 11 juillet 2013

In the mood for love


Before in the old days when people had secrets they didn’t want to share
They’d climb a mountain and find a tree
Carve a hole in the tree and whisper the secret into the tree
And cover the hole with mud
That way, no one would ever discover the secret

In the mood for love
Wong Kar Wai


Avant, au bon vieux temps où les gens avaient des secrets 
qu'ils ne voulaient pas partager,
ils escaladaient une montagne et trouvaient un arbre,
taillaient un trou dans l'arbre, murmuraient le secret dans l'arbre
et couvraient le trou avec de la boue.
De cette façon, personne ne pourrait jamais découvrir le secret.

In the mood for love
Wong Kar Wai



mardi 25 juin 2013

Charles Bukowski et Tom Waits




The Laughing Heart
(Le Coeur quit rit)

Ta vie est ta vie
Ne te laisse pas abattre par une soumission moite
Sois à l’affût
Il y a des issues
Il y a de la lumière quelque part
Pas bien forte peut-être, mais elle chasse les ténèbres
Sois à l’affût
Les dieux t’offriront des possibilités
Reconnais-les
Saisis-les
Tu ne peux pas battre la mort
Mais tu peux dépasser la mort dans la vie, parfois
Et plus tu apprendras à le faire
Plus il y aura de lumière
Ta vie est ta vie
Sache-le tant qu’il est temps
Tu es merveilleux
Les dieux attendent cette lumière en toi







mardi 21 mai 2013

Amélie-les-crayons en backstage


Amélie-les-crayons filmée tout récemment dans les studios de France 3 Rhône-Alpes  pour "le Backstage", un nouveau concept pour faire découvrir les groupes musicaux de cette région.
Magnifique !