Mon humeur musicale du moment :
"When the lights go down"
Prince (1999)
  

jeudi 20 septembre 2012

La fête de l'Huma 2012


Petit séjour à Paris pour la fête de l’Huma, parc de la Courneuve, en région parisienne, dans le "neuf-trois" comme ils disent.
Trois jours pour la plus grande fête populaire de France, avec ses drapeaux rouges au vent, ses sandwichs-merguez, ses stands aux mille couleurs et saveurs, une foule immense et hétéroclite, et "L'Internationale" chantée comme un seul homme, C'est la lutte finale... 
Rêve, mensonge, utopie ? Peut-être, mais on a envie de continuer à y croire et puis finalement peu importe, le moment était beau. 
650'000 participants...
Et moi, et moi, émoi… 
Oups, jamais vu autant de monde d’un coup ! Oui, c'était noir de monde.

Pas trop envie de tout raconter en détails, je veux juste garder en moi les instants d’émotions, d'amitié, de soleil et de partage, le reste est superflu. 
Et il y en a eu de très forts, la poésie était au rendez-vous, en tout cas dans mes coups de cœur.

Tout d’abord le vendredi avec la découverte sur la petite scène du Zebrock de Daniel Darc, en forme, très présent et si touchant. Si seulement tu savais la taille de mon âme... On était si proches de lui que je crois que je l'ai perçue, la taille de son âme.

Et puis samedi, le groupe Dub Inc. et ses rythmes reggae made in France bleu-blanc-beur, Rodolphe Burger (sans Samuel Hall cette fois-ci, dommage) et en fin de soirée, la grande Patti Smith interprétant d’entrée l’un de mes morceaux préférés Dancing Barefoot.

Le dimanche, un autre moment très émouvant aussi sur la grande scène, le discours de Salah Hamouri, ancien prisonnier politique palestinien libéré cette année (cliquer ici).
Et enfin, le magnifique concert d’Hubert-Félix Thiéfaine pour clore en apothéose ce grand rassemblement de l’humanité. 


Une chanson de Thiéfaine tourne dans ma tête depuis ce week end. Le texte se lit comme un poème et en musique, on est frappé en plein cœur.

Confessions d’un never been

Les joyeux éboueurs des âmes délabrées
Se vautrent dans l'algèbre des mélancolies
Traînant leurs métastases de rêve karchérisé
Entre leurs draps poisseux des siècles d'insomnie
Ça sent la vieille guenille et l'épicier cafard
Dans ce chagrin des glandes qu'on appelle l'amour
Où les noirs funambules du vieux cirque barbare
Se pissent dans le froc en riant de leurs tours

J'ai volé mon âme à un clown
Un cloclo mécanique du rock and roll cartoon
J'ai volé mon âme à un clown
Un clone au cœur de cône du rêve baby baboon
J'ai volé mon âme à un clown

Je rêve d'être flambé au-dessus du Vésuve
Et me défonce au gaz échappé d'un diesel
À la manufacture métaphysique d'effluves
Où mes synapses explosent en millions d'étincelles
Reflets de flammes en fleurs dans les yeux du cheval
Que j'embrasse à Turin pour en faire un complice
Ivre de prolixine et d'acide cortical
Je dégaine mon walter ppk de service

J'ai volé mon âme à un clown
Un cloclo mécanique du rock and roll cartoon
J'ai volé mon âme à un clown
Un clone au cœur de cône du rêve baby baboon
J'ai volé mon âme à un clown

Bien vibré bien relax en un tempo laid back
Rasta lunaire baisant la main d'oméga queen
Je crache dans ma tête les vapeurs d'ammoniac
D'un sturm und drang sans fin au bout du never been
Fac-similé d'amour et de tranquillisants
Dans la clarté chimique de ma nuit carcérale
Je suis l'évêque étrusque, un lycanthrope errant
Qui patrouille dans le gel obscur de mon mental

J'ai volé mon âme à un clown
Un cloclo mécanique du rock and roll cartoon
J'ai volé mon âme à un clown
Un clone au cœur de cône du rêve baby baboon
J'ai volé mon âme à un clown


1 commentaire:

Annick SB a dit…

Combien sommes nous à avoir volé notre âme à un clowN ?
...

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