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Prince (1999)
  

lundi 29 novembre 2010

Les mots roses et bleus de Christophe et de Bashung



Lorsque Christophe, pendant ce concert si bien raconté par Dragonfly, reprend de très belle façon "Alcaline" de son ami Bashung, je ne peux m’empêcher de penser à l'interprétation incroyable des "Mots bleus" (du même Christophe) par Bashung il y a quelques années…
Ces deux chansons ont une histoire, magique et mystérieuse, qui lie les deux artistes, elles ont quelque chose en commun, elles se ressemblent et se répondent.
A travers leurs mots, un peu comme un écho, ils se rejoignent dans leur silence... Pourtant, l'un évoque un amour naissant et inavoué, "une histoire d'amour sans paroles n'a plus besoin du protocole", pendant que l'autre raconte la fin d'un amour, "où veux-tu que j'te dépose?, tu m'as encore rien dit, t'aimes plus les mots roses que je t'écris?".
L’un parle de mots bleus qu’on dit avec les yeux, l’autre de mots roses qu’on écrit… 
En silence...
Je ne la connais pas cette histoire, peut-être a-t-elle été racontée dans l’une des nombreuses biographies sorties après la mort de Bashung, je ne sais pas, j’ai arrêté de les lire, un peu saturée par toute cette avalanche.
Par contre, j’ai retrouvé ce que disait Christophe à propos de Bashung en janvier 2009 (My Taratata) : 
"… J’aimerais voir Alain Bashung, je le cite souvent dans mes amis proches, parce qu’on s’est connus en 1970, on avait une passion commune, on faisait souvent des petites maquettes dans le studio que j’avais créé. Après, on s’est retrouvé, il a fait une très, très, très belle version des "Mots bleus " et moi, je chantais toujours "Alcaline". Donc, il y avait quelque chose de mystérieux qu’on est les seuls tous les deux à savoir, ça s’appelle le secret…"
Ce qu’ils ont aussi en commun ces deux artistes, à part le secret qui je l’espère ne sera jamais dévoilé, c’est leur intégrité durant toute leur vie d’artiste. Quitte à nous surprendre, nous dérouter, souvent à contre-courant du mouvement du moment, ils ont continué à tracer leur route là où ils sentaient qu’ils devaient aller.
Un peu plus loin dans l’interview, Christophe dit :
"Le voyage avec Alain ne s’arrêtera jamais"…
On ne peut être que d’accord. Peu importe la couleur, les mots de Bashung sont éternels.

 

3 commentaires:

dragonfly a dit…

La suite du voyage alors ;-)
Dois-je comprendre que tu es montée dans ce train toi aussi Pao ?
Tu parles très justement de ces deux textes qui se font écho en tout cas. Pour la petite histoire, il nous a expliqué l'autre soir que Bashung était venu lui offrir cette chanson, chez lui, un jour, il y a des années.
Je pense qu'ils étaient liés l'un et l'autre par un début de parcours un peu similaire, les contraintes commerciales de leur maison de disque, etc, alors que chacun avait ses propres inspirations, une culture musicale très poussée et une idée précise de ce vers quoi il voulait tendre. Ensemble ils 'bidouillaient' des trucs chez Christophe, ils expérimentaient. Si tu écoutes bien les deux derniers albums, tu retrouves cette touche personnelle, propre aux deux et qui les rend si reconnaissables.
Ils ont également en commun ce désir de perfection, cette exigence qui les pousse à bien s'entourer.
Pour ma part j'ai réellement découvert Les mots bleus à travers l'interprétation de Bashung, dans le sens où pour la première fois en l'écoutant, j'ai ressenti la profondeur de ses paroles. Avant elle me glissait dessus, j'avoue, un peu comme le reste des textes de Christophe.
C'est Bashung qui m'a entrouvert cette porte en fait. L'an dernier quand Christophe l'a chantée (normal en même temps) je me suis effondrée. Les gens qui m'entouraient n'ont pas du comprendre. Cette fois j'ai pu l'écouter les yeux au sec (pour le coeur ce n'était pas la même histoire mais bon).

Pao a dit…

Je ne suis pas encore dans le train, mais je songe au voyage et je vais aller écouter d'un peu plus près les deux derniers albums de Christophe dont tu parles.
Et puis pour Les mots bleus, je comprends tout à fait ce que tu écris.

Bonne soirée sous la neige...

dragonfly a dit…

Et ce qui compte c'est le voyage, pas la destination non ?
Une belle journée (toujours enneigée...)

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