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Prince (1999)
  

dimanche 7 novembre 2010

Avec des ailes immenses



L’affiche est belle, le titre me plaît, j’aime qu'on me raconte des histoires d'anges, d'autant plus lorsque c'est inspiré d’une nouvelle de Gabriel Garcia Marquez… Le monde onirique à la rencontre du monde surréaliste de Garcia Marquez, ça promet un beau moment.


Dans ce spectacle se côtoient trois acteurs masqués et muets, des marionnettes et un conteur. C’est l’histoire d’une créature avec des ailes immenses, un ange sans aucun doute, qui atterrit on ne sait comment dans un petit village, il semble très âgé et fatigué. 
Il sera capturé et enfermé dans un poulailler et cette incroyable présence va chambouler et bouleverser la vie des villageois. Il réussira finalement à repartir au grand soulagement de tous.


Je n’ai pas tout saisi de l’histoire, mais peu importe, j’ai aimé cette atmosphère teintée de rêve et de surréalisme, où l’ange avec des ailes immenses n’est pas vraiment comme on l’imagine dans nos rêves, où les acteurs font naître des marionnettes de leurs costumes et accessoires comme par magieBeaucoup de poésie dans la gestuelle de ces marionnettes, dans les mouvements des acteurs, dans la musique qui accompagne le spectacle et dans le texte du narrateur. 
Voici un extrait, passage que j’aime beaucoup, qui termine le spectacle : 
"Alors Elisenda se pencha à la fenêtre et elle surprit l’ange dans ses premières tentatives de vol, elles étaient maladroites. Ses battements d’ailes indignes dérapaient sur la lumière et il ne trouvait pas de prises auxquelles s’agripper dans l’air.
Pourtant, il finit par prendre de l’altitude.
Elisenda poussa un soupir de soulagement, pour elle et pour lui, quand elle le vit passer au-dessus des dernières maisons.
Et elle continua de le voir jusqu’à ce qu’elle eut fini d’éplucher ses oignons.
Et elle le vit encore alors qu’il n’était plus possible de le voir parce qu’il n’était plus un embarras dans sa vie mais un point imaginaire sur l’horizon de la mer…"

Avec des ailes immenses
Un spectacle du Figuren Theater Tübingen

2 commentaires:

Corinne a dit…

Cien anos de soledad, un roman qui m'a marqué pour toujours. Et le récit que tu fais de ce spectacle fait bien envie, et qu'importe si on ne comprend pas tout, puisqu'il nous emporte si haut dans sa magie. Grosses bises ma poulette, Corinne

Pao a dit…

Oui, Corinne, l’univers de Garcia Marquez me plaît, ses personnages et ses récits côtoient toujours la réalité, la magie, l’irrationnel et le rêve.
"Cent ans de solitude", difficile à suivre tous ces personnages, j’ai dû m’y reprendre à plusieurs fois, mais ce livre est à lire et à relire…
Et puis, ce spectacle est inspiré par l'une des 7 nouvelles de "L'incroyable et triste histoire de la candide Erendira et de sa grand-mère diabolique", rien que le titre est incroyable, j'avais acheté le livre rien que pour ça à l'époque.... Je l'ai lu il y a très longtemps, mais il est encore dans ma bibliothèque, comme "Cent ans de solitude" d'ailleurs et je crois bien que je vais les relire incessamment sous peu !

Bisous à toi aussi

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