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jeudi 24 janvier 2013

Le Chapiteau du Paléo festival fait peau neuve



Le chapiteau, une des scènes du Paléo festival (et ma préférée) va subir quelques changements cette année, son toit va disparaître et on nous promet une meilleure visibilité et qualité sonore.

J’ai déjà beaucoup parlé du chapiteau sur mes petites notes et de mon émotion à chaque fois que je pénètre dans cet espace. Cet endroit a quelque chose de magique, tant de souvenirs et de moments de bonheur flottent sous cette voûte étoilée, j’espère juste que le nouveau concept à ciel ouvert n’effacera pas trop la magie de ce lieu.

Pour moi, le moment le plus beau et le plus intense vécu sous ce chapiteau restera à jamais celui du dernier concert de Bashung à Paléo, en juillet 2008. Une immense émotion, un respect et un amour partagé sur scène comme dans le public, c’était d’une puissance indescriptible.

On va donc remplacer le chapiteau et lui donner un nouveau nom. Et là, le Paléo festival a une belle idée, il met au concours ses propositions et nous demande si on a d’autres idées.
Heu oui, oui, j’en ai : la planète Bashung, la scène de l’Apiculteur ou la scène sur un trapèze peut-être ?
Alors, imaginez mon coup au cœur en découvrant les suggestions du Paléo festival :

Scène des Arches
Scène Bashung
Scène de la Dôle
Scène de l'Entrée
Scène Woodstock

Si vous m’avez lue jusque là, continuez encore un peu... Je vais mettre juste en-dessous le lien du concours Paléo et vous demanderai d’y participer, please, de choisir en votre âme et conscience et de ne pas dire que je vous ai influencé(e)s, non, non, pas du tout ;-).
En tout cas, si l’ancien chapiteau devient la scène Bashung, je suis convaincue que je pourrai continuer à marcher à Paléo les pieds dans la boue, la tête dans les étoiles...
Merci pour lui.


Edit du 1er février : le concours est terminé. Reste plus qu'à attendre le choix du Paléo, je croise les doigts...


Edit du 12 février : Bon, le Paléo et la majorité des festivaliers qui ont voté ont fait le mauvais choix… Déjà que le chapiteau va disparaître (sniff), la nouvelle scène va s'appeler "scène des Arches"… 
Je suis très déçue, je trouve même ce nom ridicule et sans aucune originalité :-( 







mardi 24 juillet 2012

Mon Paléo festival 2012


"Voilà c’est fini…
La foule nous emporte chacun de notre côté
C´est fini... hum, c'est fini"


Oui, Jean-Louis, la 37ème édition du Paléo festival se termine et c’est à chaque fois avec le même petit pincement au cœur que je quitte ce lieu magique, les différentes scènes et le village du monde qui cette année nous emmenait goûter aux saveurs musicales, culturelles et culinaires du Moyen-Orient.
J’y ai passé 4 soirées et je vais juste évoquer les moments les plus intenses, ceux inattendus ou alors ceux attendus mais un peu décevants pour moi pendant ce festival.


Hubert-Félix Thiéfaine sur la grande scène.
Soleil et chaleur sont au rendez-vous pour ce premier concert du Paléo et ce fut un moment merveilleux passé avec H.-F. Thiéfaine que je n’avais plus revu depuis de nombreuses années. 
Il a fait la part belle à son nouvel album Suppléments de Mensonge avec entre autres la poignante "Ruelle des Morts" mais n’a pas oublié ses anciennes chansons que tout le public a repris avec lui (et moi aussi),  "Loreleï", "Les dingues et les paumés", "Soleil cherche futur", "La fille du coupeur de joint", entre autres. Thiéfaine est entouré de très bons musiciens et de l’excellent guitariste Alice Botté, qui a travaillé notamment avec Bashung, Higelin, Christophe et Daniel Darc… 
Très bon début de festival avec ce concert.
On peut écouter 3 titres enregistrés par la RTS en cliquant ici.

Camille sous le chapiteau.
Unique et touchante Camille, pieds nus, robe blanche, elle joue avec sa voix, ses mains, ses pieds, tout son corps et son cœur et nous invite à voyager dans son univers qui ne ressemble à aucun autre. 
Elle est surprenante, tantôt facétieuse et soudain si émouvante. Elle a perdu son père il y a quelques jours et a tenu à faire ce concert en son honneur. 
Je pense que j’irai la revoir dans une salle pour encore mieux m’imprégner de son univers qui me plaît bien.
Elle terminera son set par une reprise incroyable de Michael Jackson, Wanna be startin' somethin', pas filmée malheureusement mais on peut la voir ici dans une récente émission de Taratata, c'est exactement la Camille que j'ai vue sous le chapiteau de Paléo.


Manu Chao sur la grande scène pour clôturer cette soirée du mardi.
Que dire de plus, Manu Chao ne me surprend plus, je l’ai vu plusieurs fois et à chaque fois son énergie et sa bonne humeur créent une ambiance plutôt sympathique dans le public, mais le petit bémol c’est qu’en live, il enchaîne les morceaux toujours de la même façon, si bien qu’on a presque l’impression qu’il joue le même titre pendant une heure et demi. Par contre, cerise sur le gâteau, ma petite nièce était là, pour la première fois à Paléo, et ça a été un grand bonheur que de la regarder et de voir ses yeux briller de mille feux.

Dionysos sur la grande scène.
Mercredi, les festivités commencent avec un Mathias Malzieu comme a son habitude déchainé et drôle, se jetant dans le public, invitant les gens à monter sur scène pour danser avec lui sur le titre phare de son dernier album Cloudman... Mon nom est Tom Hématome Cloudman. Bref, un concert énergique et explosif que j’ai dû quitter car Dominique A m’attendait…

Dominique A sous le chapiteau.
Celui qu’on compare pourtant à Bashung n’a pas réussi à m’emmener dans son monde. Les textes sont beaux, les arrangements musicaux sont bons, Dominique A est plutôt souriant et chaleureux (contrairement à ce que j’avais lu) mais rien n’y a fait, je n’ai pas réussi à entrer dans le concert, dommage…

The Cure sur la grande scène pour terminer en apothéose cette soirée du mercredi.
J’appréhendais un peu de revoir Robert Smith, vieilli et bouffi, j’avais un peu peur que cela tourne au pathétique. Et bien non, je l’ai trouvé excellent, la voix est intacte, seuls son maquillage et sa chevelure ont un peu vieilli… Les musiciens assurent et le groupe mythique a peut-être pris quelques rides mais musicalement, ils sont toujours là, sublimes. 
Le concert a duré presque 2 heures et restera l’un des moments les plus forts de ce Paléo pour moi. Merveilleux… 
On peut voir quelques vidéos du concert en cliquant ici avec notamment la très belle "Lovesong"… et une interview intéressante que Robert Smith a accordée à la RTS en cliquant par ici. L’une de mes préférées, "A forest" n’a pas été filmée, dommage mais ils l’ont divinement jouée.


Jeudi soir, Caravan Palace sont invités cette année sur la grande scène. 
Ce n’est pas la première fois qu’ils viennent à Paléo et je me souviens que le concert donné il y a deux ans avait eu un tel succès qu'il était impossible d'entrer sous le petit Club Tent. Ambiance électro-swing, ambiance joyeuse et festive, ambiance soleil et vacances, excellent moment, bonne prestation.

Stephan Eicher sur la grande scène. 
Il est un peu chez lui à Paléo, avec son adorable accent suisse-allemand, son humour, sa façon unique de rouler les rrrrrr et de remettre en arrière de la main ses mèches rebelles. Stephan Eicher nous a tous conquis. Il a chanté quelques titres en allemand en suggérant avec beaucoup d'esprit à ceux que ça dérangeait d'aller se désaltérer aux bars proches de la scène pendant 10 minutes environ ;-) et bien sûr ses standards en français, notamment "Pas d’amis comme toi", en passant par "Rivière", "Des hauts et des bas", sans oublier ma préférée (merci Stephan), "Déjeuner en paix". Très beau moment, Stephan Eicher est un être éminemment sympathique.

Sting pour la fin de soirée, concert que j’attendais avec fébrilité. 
Je n’avais plus revu Sting sur scène depuis un concert acoustique au Montreux Jazz festival et la tournée anniversaire avec Police il y a quelques années déjà. Et ce fut un concert magnifique, de très bons musiciens, un violoniste incroyable, une superbe choriste et Sting en T-shirt blanc, simple et généreux, beau et captivant. Des titres de son répertoire comme "English man in New York", la merveilleuse "Shape of my heart", "Fields of gold" et aussi quelques morceaux de Police of course, "Message in a bottle", "Doo doo doo, da da da", "Every breath you take", sans oublier l’immense "Rooooooxane"… 
Un très beau concert qui restera un grand souvenir aussi, surtout grâce à la présence d'une petite libellule venue du Nord qui n’a pas quitté la barrière près de la scène pour ne pas en perdre une miette de ce concert pour lequel elle avait fait plusieurs centaines de kilomètres pour être là. 
Sting terminera au rappel par l’une de mes préférées de lui, la douce "Fragile".

Vendredi soir, la pluie et ensuite le froid se sont invités à Paléo.
On ne voulait pas y croire mais la météo capricieuse est arrivée en invitée surprise et a un peu gâché les concerts sur la grande scène… Donc, dommage pour Imany, Rodrigo y Gabriela et Lenny Kravitz, mais on a un peu écourté notre visite à cause d’abord de la pluie et ensuite du froid qui s’est installé sur la plaine de l’Asse… 
Pour revenir à Lenny Kravitz, déjà vu plusieurs fois, il semblait donner un très bon concert, musicalement rien à dire, mais le melon de Kravitz tend parfois à être plutôt énorme et gâche un peu... Je crois que finalement je préfère écouter ses albums parce que j’aime beaucoup sa musique et je pense qu'on a bien fait de s'éloigner de la scène et d'aller manger une délicieuse soupe à l'oignon pour nous réchauffer.

Ibrahim Maalouf au village du monde. 
Et le grand coup de cœur de ce festival fut le concert d’Ibrahim Maalouf sur la scène du Dôme, qui a été époustouflant. Musicien venant du jazz, trompettiste de grand renom et pianiste, Ibrahim Maalouf a travaillé avec de nombreux artistes, de Sting à Lhasa en passant par M, Juliette Gréco ou Vincent Delerm. 
Je l’avais découvert l'an dernier où il avait été invité par Bruno Duval, batteur du collectif genevois Le Hope Project à venir jouer quelques morceaux sur scène avec eux et j’avais beaucoup aimé. Le concert de vendredi soir a été un bijou, rempli de chaleur et d'émotions. Je conseille d’écouter son dernier album, Diagnostic. 
Deux très beaux moments parmi d'autres, le premier où Ibrahim Maalouf nous fait chanter sur un morceau dédié à sa fille "Lily", 2 ans et demi, qu'il reprendra aussi à la fin du concert avec nous, étonné de nous voir encore là alors que Lenny Kravitz a déjà commencé sur la grande scène !


Et la mélodie qu’il a composée en se baladant dans les rues de "Beirut", lieu de ses origines. C'est bouleversant. 
L’homme se lâche, la trompette gorgée d’émotion, avec une sérénité poignante (Télérama)

Voilà, c’est fini… 
J'ai malheureusement loupé le concert du Trio Joubran et celui d'Avishai Cohen...
Tant pis, ce sera pour une prochaine fois.
La 37ème édition du Paléo festival s’achève, alors vive la 38ème édition !

Le site du Paléo festival où l'on peut trouver d'autres vidéos de concerts
Le site de la RTS avec des interviews, des extraits audio et vidéos des concerts


lundi 28 mai 2012

Alain Bashung - Paléo 2008


J’ai envie de parler de Bashung en ce moment, de l’écouter surtout et je me surprends parfois à imaginer que j’attends, comme avant, avec impatience la sortie d'un nouvel album avec l’espoir d’une prochaine date où il viendrait pas trop loin de chez moi.
Dans mes rêves...

Chaque fois que je me retrouve dans la pénombre d’une salle de concert, quelques secondes avant l’entrée de l’artiste, j’ai un pincement au cœur en imaginant la silhouette de Bashung avancer sur la scène.
Dans mes rêves... 

L’avant-dernier concert de Bashung fut pour moi celui de Paléo en 2008. Un moment inoubliable sous ce chapiteau où l'émotion était immense et palpable dans le public comme sur la scène. J’en ai déjà un peu parlé ici. 
Et il y a quelques jours, en farfouillant dans ma boîte à trésors, j’ai retrouvé au milieu de mon joyeux bordel, enfoui dans l'un de mes tiroirs virtuels, un extrait de ce concert filmé par le Paléo festival. 

Alors, j'espère que le Paléo festival ne m'en voudra pas (ils ont retiré la vidéo de leur site), mais je ne peux pas résister à déposer ces images sur mes petites notes parce que les rêves, tout comme le bonheur ou les émotions, n'existent vraiment que s'ils sont partagés et en aucun cas ne sont faits pour rester au fond d'un tiroir...


"Madame Rêve" sous le chapiteau du Paléo festival le 26 juillet 2008 :

A Dom
happy birthday my brother



jeudi 30 juin 2011

Quelques souvenirs de Paléo... 1990


Et puisqu’on a évoqué Claude Nougaro, le site du Paléo festival vient de mettre en ligne quelques vidéos d’archives dont certaines me font sourire et me rappellent beaucoup de souvenirs. On peut les voir en cliquant ici.
Nougaro en fait partie.
En l’an 2000, il est venu en invité surprise au festival, seul, sans musiciens et a offert au public présent à ce moment là sous le chapiteau (si cher à mon cœur) le texte d'une chanson fraîchement écrite, "Ma cheminée est un théâtre".


Nougaro est venu plusieurs fois à Paléo mais mon plus grand souvenir de lui restera sans doute celui d’un soir de 1990 où il était programmé en vedette sur la grande scène.
Je me souviens du début du concert et de la longue intro de ses musiciens pour annoncer l’immense "Nougayork" et son arrivée sur scène. Oui, dès l’aérogare, j’ai vraiment senti le choc…
Je me souviens de sa modestie et de son air totalement ébahi en nous disant qu'il n'arrivait pas à réaliser qu'il passait, lui, Claude Nougaro, sur la même scène et juste après le grand Miles Davis et sa trompette légendaire…
Je me souviens qu’à la fin du concert, après les rappels, il avait été ovationné longtemps par le public et que, très ému, il n’arrivait plus à quitter la scène, reprenant le micro qui entretemps avait été coupé, voulant continuer à nous parler et à chanter.
Je me souviens que les techniciens avaient finalement rebranché le micro et qu’il nous a offert une dernière chanson.
Je me souviens de l’incroyable Miles Davis qui, la plupart du temps jouait dos au public sauf à de rares moments où il "osait" affronter la foule et nous regarder. Il a même donné ce soir là un concert plus long qu’à son habitude, c'est dire... Cette même année, il était aussi programmé au Montreux Jazz festival, comme souvent d'ailleurs. Quelques mois plus tard, il s'envolait au paradis emportant avec lui ses plus belles notes...
Je me souviens d’une magnifique découverte musicale, faite un peu par hasard en me promenant d’une scène à l’autre sur le site du Paléo, David Broza, chanteur et guitariste israélien que j’ai revu plusieurs fois en concert par la suite. J’aime Paléo pour ça aussi, les découvertes inattendues… et je conseille vivement d'aller voir (ou revoir) David Broza en concert (son site).
Et puis, je me souviens que cette année là, un certain Alain Bashung était aussi invité à fêter ce 25ème anniversaire du festival, mais il me semble avoir déjà un tout petit peu parlé de lui sur mes petites notes...
Alors merci à Paléo et vive la musique, qu’elle soit de n’importe quel pays, de n’importe quelle couleur, oui, elle est toujours un cri qui vient de l'intérieur...











vendredi 3 juin 2011

Les Etoiles et la bossa nova


J’ai enfin réussi à retrouver (dans ma boîte à trésors) une photo qui m’était très chère, prise par un ami au tout début des années ’80.
L’endroit, c’était au Paléo festival de Nyon, sur l’ancien terrain de Colovray, au bord du lac Léman.
L’ami photographe s’appelait Thierry et ce soir là, sur la scène du petit chapiteau de l’époque, se produisait ce groupe brésilien dont j’ai déjà parlé ici, Les Etoiles.
J’y étais à ce concert…
Je n’ai pas la bande son de cette soirée (évidemment) mais j’ai gardé précieusement l’album live des Etoiles enregistré en novembre 1979 au Discophage.
Alors, j’ai créé une petite vidéo avec cette belle photo et un extrait de ce live. Et puis, si on tend bien l'oreille, derrière les voix, on entend les "scretchhh, scretchhh" de mon disque rayé, désolée mais faut dire qu'il a bien vécu mon 33 tours... 
Un moment délicieux où Rolando et Luiz Antonio nous chantent "Bossa Nova".
C’est pour moi très émouvant...



vendredi 20 août 2010

Bashung, mes derniers concerts - Paléo


Mais oui, bien sûr, il est important que pour continuer à parler de Bashung, je raconte mes deux derniers concerts pendant cette tournée magique de 2008, moments inoubliables qui resteront à jamais gravés dans ma mémoire et dans mon âme.
Et puis, ces textes ont toute leur place ici, dans mes petites notes. Je les dépose tels qu'écrits à l'époque, je n'ai changé aucun mot.

Nyon, samedi 26 juillet 2008


Depuis un moment, il pleuvine sur Paléo…
21h, il pleut de plus en plus, on sort les pèlerines… Il y a plusieurs scènes à Paléo, pour patienter mon rendez-vous avec Bashung sous le chapiteau, je vois d’autres concerts, Olodum, bon… Kolo, bon…, Ours, bien…, Daho, bon, bon…
22h, je tiens plus, il faut que j’aille prendre ma place sous le chapiteau… J’arrive, c’est bondé…
Grâce à mon frère, on se faufile devant, on est serrés, mais entourés de gens sympas, vraiment.
Dehors, maintenant c’est le déluge – tonnerre, éclairs…
J’attends…
Enfin 22h45, les lumières s’éteignent, j’ai le cœur qui palpite très fort, d’abord les musiciens, puis il apparaît sobre, classe, majestueux. Ovation.
Et ça commence par "Comme un légo", "Je t’ai manqué" (ho oui), "Hier à Sousse", "Mes prisons", "Samuel Hall" (je sais pas pourquoi, j’adore !). Après je sais plus dans quel ordre c’est venu, me suis laissée emporter, c’était magnifique et tellement intense. "La nuit je mens", "Volontaire", "Vénus", "Je tuerai la pianiste", "Happe", "A perte de vue", "Fantaisie militaire", "Bombez"(le torse, bombez !), "Sur un trapèze", "Légère éclaircie", "Osez Joséphine". J’en oublie certainement, mais c’est pas grave.


Et puis déjà le 1er rappel, il revient avec la belle "Madame Rêve", puis "Vertige de l’amour" et "Malaxe"… repart et nous dit "Faites de beaux rêves". C’est sûr qu’on va en faire des beaux rêves, mais pas tout de suite, reste encore un peu.
2ème rappel, il revient avec la frissonnante "Angora", l’émotion est palpable sous le chapiteau et termine par "Nights in white satin", sublimissime. "I love you"… J’entends hurler dans la salle "moi aussi" et je m’entends hurler "nous aussi"… C’était tellement…
Voilà, il salue, la main sur le cœur, semble fatigué mais serein. Ovation. Il reste encore un peu et j’espère qu’il reçoit en retour tout cet amour qu’il nous a donné ce soir et qu’il m’a donné à moi depuis tant d’années déjà, je peux le dire depuis le début… Nous redit "faites de beaux rêves" et s’en va…
Les lumières se rallument, le chapiteau est toujours bondé, non, non, les gens n’étaient pas venus pour s’abriter parce qu’il ne pleut plus dehors, c’est bien pour lui que tout le monde était là…
Ouf, je repars dans la boue, la tête dans les étoiles. Ouf, rien n’a gâché cette incroyable soirée que je n’oublierai jamais. Merci, merci, merci Alain Bashung et bonne route à toi.












samedi 7 août 2010

Paléo 2010... ambiances


 
Pour le son, aller sur l’image et cliquer sur le haut-parleur barré

jeudi 29 juillet 2010

Mon paléo 2010



Et voilà, ma semaine à Paléo s'est terminée pour moi dimanche soir par le superbe feu d'artifice, rituel de fin de festival...
La tête bien remplie de souvenirs, de rencontres amicales et musicales, de dégustations culinaires (le poulet yassa sénégalais et le lomo saltado péruvien, mmmhhh...), de soleil, de chaleur, de pluie aussi et d'un ciel vendredi soir aux couleurs irréelles qui nous a offert un arc-en-ciel splendide au-dessus du village africain. Et puis, le petit train rempli de festivaliers et d'éclats de rire, la voiture que l'on cherche pendant des plombes sur le parking, les amis qu'on croise, qu'on perd et qu'on retrouve à l'heure du café, rituel de fin de soirée avant la sortie...
Musicalement, beaucoup de concerts vus ou entrevus, plus ou moins en entier, selon mon humeur. Voici un petit résumé de ces concerts mais je vais surtout parler de mes deux coups de coeur qui, à part celui de Benjamin Biolay dont j'ai déjà parlé et qui reste mon meilleur concert pour ce Paléo 2010, m'ont énormément plu.
Alors, d'abord une tendresse particulière pour l'éternel adolescent, Alain Souchon. Un clin d'oeil pour le toujours aussi beau et séducteur Jacques Dutronc, pour la pétillante Olivia Ruiz, Charlie Winston, M. et pour Hugh Masekela et sa trompette.
Un coup de chapeau à deux groupes suisses, Aloan et Mark Kelly et aux trois sud-africaines âgées d'une septantaine d'années du groupe Mahotella Queens. Un bémol pour Gaëtan Roussel parce que malgré que j'aime bien son dernier album, il n'a pas réussi à me transporter, le groupe Okou et Féfé non plus d'ailleurs. 
Et pour la nostalgie, Crosby, Stills and Nash et Johnny Clegg ! Ils ont vieilli les bougres mais leur voix et leur présence scénique sont toujours au rendez-vous... Découverte d'un groupe assez récent de musique reggae dont le chanteur est allemand.... hum... Gentlemann and the Evolution, assez sympa surtout en écoutant couchée sur l'herbe à regarder le ciel et à rêver, mais l'ombre de Bob Marley n'y était pas vraiment... Et puis mes deux découvertes coups de coeur :

Hindi Zahra, la perle du désert
Elle est d'origine berbère, née au Maroc, elle a la beauté et le mystère du désert. Sa voix est chaude et envoûtante et son regard est fascinant. Elle nous emmène dans ses voyages musicaux à travers le blues de son désert de nomades, en passant par des sons jazzy, pop, folk et de soul orientale. Elle chante en anglais et en berbère et les musiciens qui l'accompagnent sont excellents. On la compare à Janis Joplin, voire même à Billie Holliday... Moi, je ne sais pas trop mais en tout cas, j'ai totalement succombé à son charme et j'ai beaucoup aimé ce concert avec cette étrange impression qu'on pouvait puiser beaucoup dans ce regard qu'elle plantait dans les yeux de tout ce public venu l'acclamer.
Le morceau "Beautiful tango" est très beau, les autres morceaux de ce premier opus aussi. Auteure, compositrice et interprète, ce premier album est sorti sous le prestigieux label de jazz Blue Note et s'appelle "Handmade". Artiste à découvrir de toute urgence en écoutant l'album ou encore mieux, en allant la voir sur scène, elle est en tournée. 
Son myspace : http://www.myspace.com/zahrahindi

Staff Benda Bilili, le soleil de Kinshasa
Devant la scène du Dôme, appuyée à la barrière, j'attendais avec une certaine impatience l'arrivée de ce groupe "pas tout à fait comme les autres" dont j'avais, comme beaucoup d'entre nous, entendu parler ces derniers mois. Le ton est donné dès leur entrée sur scène, une énergie et une joie de vivre qu'ils nous communiquent dès les premières notes et qui se poursuivront tout au long du concert. 
J'ai vu tournoyer des chaises roulantes et des béquilles, j'ai entendu le son d'un instrument de là-bas, création "maison", j'ai vu des sourires radieux et des bras qui se lèvent en rythme, j'ai entendu des voix superbes et j'ai ressenti beaucoup de chaleur humaine sur cette scène...
Nous avons dansé tous ensemble sur cette rumba congolaise, autant sur la scène que dans le public, tous, le coeur battant au même rythme.
En congolais, benda bilili signifie "regarde au-delà des apparences"... tout un programme... Belle leçon de vie !
Leur myspace : http://www.myspace.com/staffbendabilili
Bonne route à vous, le Staff Benda Bilili et merci beaucoup.