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"When the lights go down"
Prince (1999)
  
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jeudi 30 janvier 2014

François Cavanna, l'immortel Rital



J’aimais beaucoup François Cavanna, pour beaucoup de raisons mais principalement pour son livre "Les Ritals".
En nous racontant son enfance de fils de rital, on se rend très vite compte que c’est un recueil d’amour pour son papa que Cavanna a écrit.

Son histoire m’a touchée en plein cœur, parce que celle de mon papa à moi lui ressemblait beaucoup et leur français improbable avec leur accent italien étaient quasi identiques. Les dialogues du père sont savoureux…

Douces pensées à François Cavanna


Extrait :
Papa ouvre la fenêtre et répare des mètres. Pourquoi la fenêtre ? Parce que c'est le seul coin que maman lui permet. Elle n'a que le dimanche pour faire son ménage, la semaine elle fait celui des autres, le matin, et leur lessive, l'après-midi. Le dimanche matin, ça voltige et ça houspille, chez nous.
Papa prend l'appui de ciment de la fenêtre comme établi, il étale dessus son petit fourbi. Le machin en fer où s'enfonce la tige de l'espagnolette lui tient lieu d'enclume, et d'enclume bien commode même, grâce au trou qu'il y a au milieu. Le trou lui sert à chasser les rivets des bouts de mètres cassés, le tour du trou lui sert à river les clous qui servent de rivets aux bouts de mètres neufs.
Avec un paquet de vieux mètres, papa en fait un neuf. Quand il est fait, il le regarde au soleil, content comme tout. Il y a juste le nombre de branches qu'il faut, cinq pour un mètre simple, dix pour un double-mètre, juste le nombre, pas une branche de plus ou de moins, merde, c'est pas un con, papa. Je suis très fier de lui.
Un jour, je demande à papa :
"Papa, pourquoi ils se suivent pas, les numéros ?"
Papa m'a regardé, il a craché un long jus de chique par la fenêtre, du coin de la bouche – pour ça aussi, je l'admire beaucoup – et il a dit :
- "Ma, qué nouméros ?"
- "Les numéros sur le mètre. Là il y a 60, et juste après il y a 25, et juste après 145"
- "Ma qu'est-ce qué t'as bisoin les nouméros ? Tou régardes combien qu'il y a les branches, et basta, va bene. Quatre branches, ça veut dire quatre-vingt. Ecco. Pour les pétites centimètres toutes pétites qui sont en plus, tout comptes avec le doigt, à peut près, quoi, voyons, faut pas perdre le temps à des conneries, qué le plâtre, lui tout sais, le plâtre, il attend pas, lui ?"






















samedi 6 avril 2013

Domenico Modugno - Amara terra mia


Cette chanson très émouvante, écrite par Domenico Modugno en 1971, est dédiée à tous les italiens qui, dans les années ’50 et ’60, ont dû quitter leur terre et émigrer ailleurs en espérant pouvoir trouver travail, pain et chocolat…

Mes parents en ont fait partie.
Et mon père aimait beaucoup Domenico Modugno.


A mon papa




mercredi 27 mars 2013

Holî, la fête des couleurs en Inde


Des couleurs qui s’envolent dans l’air, des visages tout barbouillés et des vêtements trempés d’eau colorée. Chaque année, en Inde, Holî, la fête des couleurs, est une joyeuse bataille de pigments colorés !

Les enfants, les femmes et les hommes sont tous réunis, sans différences de religions ou de castes, pour célébrer l’arrivée du printemps, symbole de la fertilité.

Cette fête hindoue dure deux jours et doit coïncider avec une pleine lune. Cette année, elle a lieu exactement en ce moment :-).













Les couleurs ont une signification bien précise : le vert pour le calme et l'harmonie, l'orange pour l'optimisme, le bleu pour la vitalité, le jaune pour la foi, le rouge pour la pureté, la joie et l'amour.

Vive le printemps !




vendredi 11 janvier 2013

Claude Nobs - le jazz a le blues...


Les jours se suivent et ne se ressemblent pas.
Nous avons appris hier soir la disparition de Claude Nobs, père du magnifique festival de Jazz de Montreux qu’il avait fondé en 1967 sur les bords du lac Léman. Un rendez-vous de début juillet difficile à manquer.

J’aimais bien Claude Nobs, qu’on appelait aussi Funky Claude, baptisé ainsi par Deep Purple dans le morceau "Smoke on the water", écrit après l’incendie du casino de Montreux en 1971, lieu du festival à cette époque, pendant un concert de Frank Zappa.

Claude Nobs avait pour habitude depuis toujours de monter sur scène pour présenter tous les artistes avant leur concert, parfois certains le rappelaient et il les accompagnait un moment en jouant de l’harmonica. Je n’oublierai jamais ses introductions et en juillet prochain, le festival risque d’être très émouvant sans ce rituel qui va nous manquer…

Les hommages affluent de partout, artistes, amis, festivaliers. Son équipe lui a rendu un très bel hommage que l’on peut lire sur le site du Montreux Jazz Festival.

Alors moi, en guise d’hommage, je vais juste poser sur mes petites notes quelques uns des concerts parmi tellement d’autres qui ont fait vibrer (et moi aussi) l’Auditorium Stravinski ou le Miles Davis Hall, les deux salles mythiques du Montreux Jazz festival.
Pour voir les vidéos, il faut juste cliquer sur le nom des artistes :

Avec la préférée de mes préférées "Let's get it on" (19:25)
Spéciale dédicace à Dom ;-)

Litfiba (Gioconda) – 1991  
Piero Pelù complètement déchaîné… J’y étais !
Spéciale dédicace à Iana et à Fabou ;-)

J’y étais !

Pareil !

Spéciale dédicace à Co et à Lo ;-)

Santana est l’un des nombreux fidèles de Montreux, il y revient très souvent, tout comme BB King, Georges Benson ou Quincy Jones, entre autres…


J’y étais !

J’y étais !


Claude Nobs et Nile Rodgers (Chic) – 2012
Une interview très drôle...

Nile Rodgers et Claude Nobs – 2012
Introduction de la soirée Freak Out 
Avec Claude Nobs, le public et tous les artistes invités ce soir là dansant sur scène. 
Dom et Svet y étaient ;-)

Oui, good times... 
Au revoir Funky Claude et merci pour tous ces moments magiques passés, grâce à vous, au Montreux Jazz Festival.







vendredi 7 décembre 2012

L'oiseau bleu et le chat



"On ne peut pas dompter les rêveurs"
J’aime cette phrase de Paulo Coelho.
J'aime tout ce que représente cette image.

J’aime les enfants qui rêvent qu'ils sont funambules.
J’aime les chats qui les accompagnent dans leurs rêves.
J’aime les ballons magiques qui nous emportent très haut, bien au-dessus des nuages.

ça me fait penser au début d’une chanson de Disiz la Peste, "Dans tes rêves" :
"Alors mon petit, tu veux faire quoi plus tard ?
- J'voudrais faire funambule"

Et ça me rappelle aussi cette vieille chanson datant de 1955 qui nous parle d'oiseau bleu. 
Va savoir pourquoi ? 
Peut-être tout simplement parce que l'oiseau bleu peut parfois se transformer en chat...
"Dis Monsieur…"
Eddie Constantine et sa fille Tania
"L’homme et l’enfant" : 

Et une version plus récente, interprétée par Lemmy, fils d'Eddie Constantine, avec Chloé Stefani. Une belle histoire de famille cette chanson !






mercredi 28 novembre 2012

One Billion Rising movement


"Il y a 7 milliards de personnes sur la planète. 
La moitié sont des femmes. 
Un tiers d'entre elles ont été, sont ou seront violées ou battues au cours de leur vie."

"Un milliard de femmes violentées, c'est une monstruosité.

Un milliard de femmes qui dansent, c'est une révolution."

Rien à ajouter, les images parlent d’elles-mêmes… 
Rendez-vous le 14 février 2013 pour essayer, ensemble, de "faire bouger la planète".
Plus d’informations ici : http://www.vday.org/fr/about_obr




mardi 25 septembre 2012

Madrid, Madrid


Ce soir, la révolte gronde à Madrid. Pensées...

photo : ANDREA COMAS/REUTERS



El pueblo unido jamás será vencido,
  el pueblo unido jamás será vencido...


vendredi 7 septembre 2012

Rise - Antony and the Johnsons


"Coral Rekindling Venus" est un film de Lynette Wallworth qui nous embarque dans un voyage musical au cœur du monde magique et mystérieux des récifs coralliens d’Australie. L'univers féérique des fonds océaniques où se mêlent corail fluorescent et étranges créatures marines.

Dans les extraits que j’ai pu voir, les images sont d’une beauté époustouflante mais attention danger, le réchauffement climatique et la pollution des hommes risquent de faire disparaître ce monde merveilleux. Le film nous invite à y réfléchir.

C’est une triste chose de songer que la nature parle et que le genre humain n’écoute pas (Victor Hugo)

Antony Hegarty (Antony and the Johnsons) a été invité à participer à ce voyage musical. Il en a écrit une chanson, "Rise", que voici. Une voix d’ange à vingt mille lieues sous les mers…
Je conseille de regarder ces images en plein écran ;-)
Bon voyage !


Rise for the ocean
Lève-toi pour l’océan
Rise for the sea
Lève-toi pour la mer
Rise for the coral
Lève-toi pour le corail
Rise inhumanity
Lève l’inhumanité

You hold the heart of this world
Tu détiens le cœur de ce monde
Rise, let me feel alive
Lève-toi, fais-moi sentir vivant
When the waters fall silent
Quand les eaux se taisent
My mother started to cry
Ma mère a commencé à pleurer  
Crying for her children
Pleurer pour ses enfants
Wonders that she held in her arms
Merveilles qu’elle tenait dans ses bras

Rise for the coral
Lève-toi pour le corail
Rise for the sea
Lève-toi pour la mer
Rise while there's still something left to lose
Lève-toi pendant qu’il y a encore quelque chose à perdre
Rise while we still have a chance to choose
Lève-toi pendant que nous avons encore une chance de choisir


Merci à Fabou pour la traduction et à Sonia pour m’avoir rappelé cette phrase de Victor Hugo, à méditer...


dimanche 26 août 2012

La storia siamo noi - Francesco De Gregori


C’est en découvrant récemment une vidéo incroyable (que l’on peut voir en cliquant ici) qui nous raconte en 2 minutes l’histoire de l’humanité avec ses beautés et ses tragédies, et peut-être aussi en entendant la nouvelle de la mort de Neil Armstrong, que les souvenirs d’une petite fille ébahie devant ces images lunaires et irréelles sont remontés à la surface.

M’est alors revenue en mémoire une magnifique chanson de Francesco De Gregori, autre grand cantautore italien et ami de Lucio Dalla.
"La storia siamo noi". 
Oui, l’histoire, c’est nous…


Album : Schacchi e Tarocchi (1985)

La storia siamo noi, nessuno si senta offeso
L'histoire, c'est nous, que personne ne se sente offensé
Siamo noi questo prato di aghi sotto il cielo
Nous sommes ce champ d'aiguilles sous le ciel

La storia siamo noi, attenzione, nessuno si senta escluso
L'histoire, c'est nous, attention, que personne ne se sente exclu

La storia siamo noi, siamo noi queste onde nel mare

L'histoire, c'est nous, nous sommes ces vagues sur la mer
Questo rumore che rompe il silenzio

Ce bruit qui rompt le silence

Questo silenzio così duro da raccontare
Ce silence si dur à raconter

E poi ti dicono : "Tutti sono uguali, tutti rubano alla stessa maniera"
Et puis, ils te disent : "Tous sont égaux, tous volent de la même façon"
Ma è solo un modo per convincerti
Mais c'est seulement une manière pour te convaincre 


A restare chiuso dentro casa quando viene la sera
De rester enfermé chez toi quand vient le soir
Però la storia non si ferma davvero davanti a un portone

Pourtant, l'histoire ne s'arrête pas vraiment devant un portail
La storia entra dentro le stanze e le brucia

L'histoire entre dans les pièces et elle les brûle
La storia dà torto o dà ragione
L’histoire donne tort ou raison
La storia siamo noi, siamo noi che scriviamo le lettere
L'histoire, c'est nous, c'est nous qui en écrivons les lettres
Siamo noi che abbiamo tutto da vincere o tutto da perdere
C'est nous qui avons tout à gagner ou tout à perdre

E poi la gente (perchè è la gente che fà la storia)
Et puis, les gens (car ce sont les gens qui font l'histoire)
Quando si tratta di scegliere e di andare
Quand il s'agit de choisir et d'y aller
Te la ritrovi tutta con gli occhi aperti

Tu les retrouves tous avec leurs yeux ouverts
Che sanno benissimo cosa fare
Qui savent très bien quoi faire

Quelli che hanno letto milioni di libri

Ceux qui ont lu des millions de livres
E quelli che non sanno nemmeno parlare
Et ceux qui ne savent même pas parler
Ed è per questo che la storia dà i brividi

Et c'est pour cela que l'histoire donne des frissons
Perchè nessuno la può cambiare
Parce que personne ne peut la changer

La storia siamo noi, siamo noi padri e figli
L'histoire, c'est nous, nous sommes pères et fils
Siamo noi, "Bella Ciao", che partiamo

C'est nous, "Bella Ciao", qui partons
La storia non ha nascondigli

L'histoire n'a pas de cachettes
La storia non passa la mano

L'histoire ne passe pas la main

La storia siamo noi
L'histoire, c'est nous
Siamo noi questo piatto di grano
Nous sommes ce plat de grains

 Venise 1959 – Willy Ronis

Et puis, de manière plus personnelle, une autre chanson fait partie de mon histoire à moi. Elle a été créée par Gualtiero Bertelli en 1977 et reprise de façon divine par Francesco De Gregori et Giovanna Marini en 2002 (album Il fischio del vapore).

La particularité de cette très belle chanson d’amour sur fond politique est qu’elle retrace un peu l’histoire des miens et qu'en plus, elle est chantée en dialecte vénitien, le dialecte de mes parents, la langue de mes racines, de là d'où je viens, que je parle un peu et comprends très bien.
Alors même si, comme le chante Maxime Leforestier, "être né quelque part c’est toujours un hasard" et "qu’on ne choisit pas ses parents ni sa famille", je bénis le hasard et tous les mystères de la vie de m’avoir fait naître dans cette famille là que je ne voudrais échanger pour rien au monde…
Oui, l’histoire, c’est nous…

A mes parents, ma sœur et mon frère
"Nina ti te ricordi" (Nina, tu te souviens)