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When the lights go down - Prince
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samedi 13 avril 2013

Michel Jonasz en concert piano-voix



Mardi soir, théâtre du Léman, j’attends avec une certaine impatience que les lumières s’éteignent. J’aime ce moment là, lorsque chacun d'entre nous, dans la salle plongée dans la pénombre, retient son souffle le coeur battant, les yeux rivés vers la scène pour l'arrivée de l'artiste. 
Cette fois-ci, c’est à un spectacle intimiste que Michel Jonasz nous a conviés. 
Un concert piano-voix avec un ange pianiste, Jean-Yves d’Angelo, complice et ami de plus de 30 ans. A la voix et à la rythmique (2 petits micros cachés dans les poches), Michel Jonasz.
Et voilà, le concert commence.
"Je descendrai la rivière" (Jusqu’à la mer)... 
Le ton est donné, pendant 2 heures, Michel Jonasz nous fera voyager dans le temps. 
Ce soir, c'est à son répertoire des années '70 et '80 qu'il va faire la part belle, en alternant ses titres incontournables, parmi lesquels les merveilleuses "Fourmis rouges" et des chansons moins connues ou oubliées, comme "Les réussites" (Pourquoi, pourquoi t'es devenue molle / T'as mis tes projets dans l'formol), mais qui  me sont revenues très vite en mémoire.
Que de souvenirs sont remontés à la surface pendant ce concert…
Beaucoup de rires dans la salle, Jonasz sait y faire, il aime jouer avec le public en racontant quelques anecdotes, en imitant de Gaulle ou en se chamaillant avec malice avec Jean-Yves d’Angelo pour des histoires de quinte bémol ou de rock n’ roll.
Par moments aussi, il nous invite à chanter, la salle se transforme alors en une immense chorale, j’adore.
Et puis, beaucoup de frissons et d’émotion lorsqu’il nous interprète de façon magistrale ses textes qui nous prennent aux tripes, comme "J’taimais tellement fort…", "Guigui", "Les fourmis rouges" ou la bouleversante "J’veux pas qu' tu t’en ailles".
Sublime moment et standing ovation dans la salle.

...Qu'est c'que j'vais faire 
J'deviendrai quoi ?
Un épouvantail 
Un grain de pop-corn éclaté
Avec une entaille
J'veux pas qu'tu t'en ailles...

Michel Jonasz et Jean-Yves d'Angelo 
(Palais des Sports 1986)

Michel jonasz nous a promis qu’il fera sa tournée d'adieu en l’an 3000. Rendez-vous est pris Monsieur Jonasz, j’y serai, on y sera tous...

La setlist :
Je descendrai la rivière
Une seule journée passée sans elle
Les réussites
Y’a rien qui dure toujours
Descends  
La Bossa
J’t’aimais tellement fort que j’ t’aime encore
Tombent les feuilles
Du blues, du blues, du blues 
Everyday I have the Blues   (reprise)
Les odeurs d’éther   (Michel Jonasz au piano, Jean-Yves d’Angelo à l’accordéon)
Le Boléro   (Quand on écoutait Ruben / Souviens-toi des soirées cubaines)
Whole Lotta Shakin' Going On   (Shake baby shake) (reprise)
Les fourmis rouges
Super nana
Guigui
J'veux pas qu' tu t'en ailles   (1er rappel) 
Joueurs de blues   (2e rappel)

Les 25 et 26 avril prochains, Michel Jonasz sera au théâtre du Jorat (près de Lausanne) avec son spectacle piano-voix. Un court extrait et une interview assez drôle :-) :


Sinon, le concert du 26 avril sera apparemment retransmis à la radio suisse romande : 
http://www.rts.ch/option-musique/partenariats/4613867-michel-jonasz-en-concert.html




mercredi 12 décembre 2012

Michel Jonasz au Bicubic de Romont


Romont ? Oups, connais pas… Bicubic ? Heu, non plus… 
Je regarde sur une carte et je trouve Romont, c’est une petite commune fribourgeoise de 4800 habitants, à 30 minutes en train de Lausanne. C’est parfait, je prends les billets.

Samedi soir, après une arrivée dans le froid et la neige, nous voilà donc au Bicubic de Romont, jolie petite salle à l’acoustique parfaite, bien installés dans nos sièges pour revoir Michel Jonasz avec sa tournée "Les hommes sont toujours des enfants" qui se termine bientôt.

A 20h tapantes, les lumières s’éteignent, les cœurs se mettent à battre un peu plus vite et ses merveilleux musiciens entrent sur scène. Guillaume Poncelet aux claviers et trompette, Stéphane Edouard aux percussions et Jim Grandcamp à la guitare. Michel Jonasz arrive ensuite, émotion, applaudissements.
Et le concert commence.
Je suis dans le coton, je suis dans le bleu
J'ai un brouillard devant les yeux

Les deux magnifiques choristes qui l’accompagnent, Eric Filet et Jean-Marc Reyno rejoindront la scène juste après cette chanson.
La set list est à peu près la même qu’au Casino de Paris l’an dernier, sauf qu’il n’a pas chanté "Guigui", ni "Est-ce que je retrouverai ma douce" cette fois-ci. Par contre, il nous a interprété "Tristesse"…

J’suis dans le coton 
Tristesse
Les hommes sont toujours des enfants
Avant
Pôle ouest
Le Rhythm and blues
Les fourmis rouges
Paris by
Les bougies de secours
Du blues, du blues, du blues
Hoochie Coochie Man
Groove baby groove
Super nana
Je pense à elle tous les jours
Joueurs de blues

Que dire de plus que je n’aie déjà écrit ici, les concerts de Michel Jonasz sont un réel bonheur, un voyage  extraordinaire sur la lune ou vers des contrées très proches de nous, dans nos souvenirs enfouis, des instants de grâce, des moments de rires, légers et d’autres si émouvants.

Je ne reparlerai pas de l'état de mon coeur (comme à chaque fois) lorsque je reconnais les premières notes des "Fourmis rouges" ;-).
Par contre, j’aimerais juste revenir encore une fois sur l’intensité du final de "Paris by" par Guillaume Poncelet à la trompette qui est une merveille et qui a bouleversé aux larmes mon voisin et ami, assis à ma droite…


Au rappel, un petit coup d'oeil, un petit clin d’œil, juste un regard dans le rétroviseur de nos vies :
"Je pense à elle tous les jours"


Je retournerai dans pas longtemps écouter Michel Jonasz et cette fois-ci ils seront juste deux sur scène, lui et son complice et ami de longue date, Jean-Yves d’Angelo, pour un concert piano-voix.
Alors, à tout bientôt cher Monsieur Jonasz.



vendredi 13 janvier 2012

Les fourmis rouges


Parce que c’est la préférée de mes préférées de Michel Jonasz...
Parce qu’en ce moment même, Michel Jonasz est de retour au Casino de Paris avec ses musiciens et ses deux choristes.
Parce que cette fois-ci, je n'y serai pas, à moins que j'essaie de me téléporter, on peut rêver!
Alors, petit retour en arrière, Michel Jonasz en formule trio, accompagné par Guillaume Poncelet aux claviers et trompette et Stéphane Edouard aux percussions.
Un extrait du DVD live enregistré au Casino de Paris en mars 2009. 
Les sublimes fourmis rouges...


          Quand y aura plus sur la terre que du beurre fondu
          Avec le dernier soupir du dernier disparu,
          Dernier boum d'la dernière guerre,
          Dernière ville sous la poussière,
          Et dernier espoir perdu.

          Ce chemin vert sous les arbustes est protégé
          Par les premiers soupirs des tout premiers baisers,
          Premier mot d'la première heure,
          Première minute de bonheur,
          Premier serment partagé.

          Tu t'rappelles on s'était couché
          Sur un millier de fourmis rouges.
          Aucun de nous deux n'a bougé.
          Les fourmis rouges.
          Est-ce que quelque chose a changé ?
          Couchons-nous sur les fourmis rouges
          Pour voir si l'amour est resté
          Et voir si l'un de nous deux bouge,
          Couchés sur les fourmis rouges.

          Tu n'auras jamais peur du vent qui souffle ici.
          Pour les scorpions te fais pas d'soucis.
          Les mauvais chagrins d'hier
          Les orties dans les fougères
          Quand on s'aime ils nous aiment aussi.

          Ce chemin sous les arbustes nous connaît bien
          De nos tout premiers rires c'est le premier témoin
          Refuge de la dernière heure
          Et dernière tâche de bonheur
          Aux premiers signes du destin

          Tu t'rappelles on s'était couché
          Sur un millier de fourmis rouges.
          Aucun de nous deux n'a bougé.
          Les fourmis rouges.
          Est-ce que quelque chose a changé ?
          Couchons-nous sur les fourmis rouges
          Pour voir si l'amour est resté
          Et voir si l'un de nous deux bouge,
          Couchés sur les fourmis rouges.




vendredi 18 mars 2011

Michel Jonasz au Casino de Paris



Et ces quelques jours à Paris ont fini en apothéose par le concert magnifique et tant attendu de Michel Jonasz au Casino de Paris. Je peux repartir tranquille, ma valise est bien remplie d’émotions fortes et d’ondes très positives.
Michel Jonasz est accompagné par les mêmes jeunes musiciens que sur sa tournée formule trio, avec en plus un talentueux guitariste. Guillaume Poncelet est aux commandes, piano et trompette, Stéphane Edouard aux percussions et Jim Grandcamp à la guitare.
Ses deux choristes sont là aussi, Eric Filet et Jean-Marc Reyno et accompagnent de façon magistrale Michel Jonasz sur certains morceaux, avec leur voix bien sûr mais aussi avec une belle présence scénique… ça danse beaucoup sur les morceaux plus swing, beaucoup d’énergie et une chorégraphie à faire pâlir d’envie toutes les troupes du genre…
Michel Jonasz a su vraiment s’entourer d’une équipe exceptionnelle et on ressent très fort la complicité et le plaisir qu’il y a entre eux tous. Une belle énergie se dégage de cette scène du Casino de Paris.
D’entrée, Michel Jonasz, de sa voix chaude et enveloppante parle directement à notre âme. Il nous embarque avec générosité et humour dans son univers en revisitant ses anciens morceaux et en y intégrant de façon subtile certains nouveaux titres.
Voici la set list à peu près juste des chansons qu’il nous a interprétées, pardon si j’en ai oublié :

J’suis dans le coton
Les hommes sont toujours des enfants
Avant
Pôle ouest
Le Rythm and blues
Les fourmis rouges
Est-ce que je retrouverai ma douce
Paris by
Les bougies de secours
Du blues, du blues, du blues
Hoochie Coochie Man (Muddy Waters)
Super nana
Groove baby groove
Guigui
Je pense à elle tous les jours
Joueurs de blues




Un public conquis d’emblée et une belle ambiance dans la salle, une chorale improvisée et assez prenante sur Super Nana… Il nous avait pourtant bien dit que, comme d’habitude, lui, s’occuperait des couplets et nous, des refrains… Rien à faire, le public a chanté dès les premières notes :
Dix-huit grèves de poubelles 
Que je traîne dans le quartier
Jamais vu plus belle qu'elle
Dans la cité…

Je ne sais pas si l’acoustique était particulièrement bonne, mais d’entendre chanter toute cette salle (et moi aussi donc) et de sentir le son monter vers moi assise au premier balcon de côté, m’a vraiment impressionnée, c’était un très beau moment.
Il n’a pas chanté tout son dernier album (Les hommes sont toujours des enfants), mention spéciale à Paris By qui, sur scène, se termine par un solo de trompette magnifique.
Et s’il en faut un, j’ai un seul minuscule regret, j’aurais bien aimé qu’il nous chante J'te vois dormir parce que je la trouve très belle cette chanson et elle me parle bien. Les paroles sont de toute beauté.

"J’entends ton rêve... je te protège... 
j'te vois dormir…"

L’amour qu’il porte à cette femme qu’il regarde dormir doit être immense. D’ailleurs, il nous en parle aussi dans Est-ce que je retrouverai ma douce dans une autre vie, splendide.
Deux heures de pur bonheur, on en veut encore et encore. Alors, on attend patiemment que d’autres dates soient programmées en espérant pouvoir être présents.
Parce qu’en plus de l’artiste, dont le répertoire m’a conquise dès les premières années, j’aime ce que dégage cet homme. Michel Jonasz nous parle du bonheur d’être en vie, ici, là et maintenant et ce bonheur est communicatif, il nous le transmet à chaque fois et lorsqu’on ressort de la salle, on se dit que la vie est sacrément belle. 
Alors, on a presque envie de voler dans les airs accroché à notre ballon rouge imaginaire. Oui, Les hommes sont toujours des enfants, heureusement… Et puis, on a envie de serrer dans nos bras les gens qu’on aime et leur dire combien on les aime et combien ils nous sont précieux…
Oui, ce que dégage Michel Jonasz en tant qu’être humain tout simplement me plaît énormément et tant pis si je me répète.


PS : pour écouter les chansons citées, cliquer sur leur titre (en brun)




samedi 26 février 2011

Michel Jonasz et la nostalgie


Michel Jonasz sort un nouvel album, "Les hommes sont toujours des enfants" dans quelques jours, je l’attends impatiemment… J’ai écouté quelques extraits et en reparlerai sûrement ici. 

Dans les interviews entendues ces jours, j'ai été très étonnée par la réponse qu'il donne à la question :
-  "Etes-vous nostalgique" ?
-  "Du tout" répond-il.


Oups, depuis quelques jours, je ne cesse d’y penser et d’en parler autour de moi parce que si quelqu’un représente totalement ma perception de la nostalgie (enfin, telle que je la comprends et la ressens) à travers ses textes, ses musiques et sa poésie, c’est bien Michel Jonasz.
Mais finalement c'est quoi la nostalgie ?

On me dit que la nostalgie c'est le regret d'un temps qu’on sait qu’il ne reviendra pas… Ou alors, on me cite le Larousse qui dit qu’être nostalgique, c’est le regret du passé, du pays natal.
Pour Michel Jonasz aussi, la nostalgie est synonyme de regrets. Il s’en sert comme source d’inspiration en puisant dans son passé pour écrire ses chansons, sinon il vit dans le présent et se projette dans le futur.
Moi aussi...

Donc, vu comme ça, je me dis que je ne suis pas nostalgique, le "c’était mieux avant", je n’y adhère pas non plus, je vis très bien avec mon temps, avec mon âge et le moment présent est très précieux.
Mais, je crois que c’est un peu plus complexe dans ma tête... 
La nostalgie est pour moi juste un état d’âme dans lequel j’aime me plonger quand au plus profond de moi surgit un souvenir enfoui ou un moment précis de ma vie. Une musique, une chanson, une image, une odeur ou un paysage peuvent immédiatement me projeter dans cet état de nostalgie.
Alors, même si ça fait briller mes yeux, ce n'est pas de la tristesse (je ne confonds pas avec la mélancolie) et encore moins des regrets que je ressens. 
Au contraire, je crois que j'ai simplement une infinie reconnaissance et parfois même un sentiment de bonheur lorsque je repense à ces moments, qu’ils soient liés à mon enfance, tout au long de ma vie comme pour ceux d'avant-hier d’ailleurs... parce que tous ces souvenirs, qu’ils soient douloureux, émouvants ou joyeux, ont fait de moi ce que je suis aujourd’hui.

Voilà, ma définition de la nostalgie n’est pas tout à fait la même que dans le Larousse, mais c’est comme ça que je ressens ce mot, qui n’est pas péjoratif pour moi. J’aime cet état de nostalgie et je pense même qu’il m’aide à continuer le chemin.
Quand j’écoute Michel Jonasz nous chanter (entre autres) :

"J'vous parle de ça j'avais neuf ans / J'allais à l'école chez les grands / Enfin grand j'dis pas ça pour moi / Parce que moi faudrait des échasses / Un truc que j'ai jamais su faire / C'est lâcher la main à ma mère / Pour tenir celle du temps qui passe"    
(Un chausson aux pommes)

"La famille ça s'éparpille / Les jeunes s'en vont là où ça brille / Les vieux s'éteignent comme des brindilles / Pour un rien une peccadille / Ce sont les années papier d'verre / Qui usent l'endroit et l'envers"
(La famille)

"On allait au bord de la mer / Avec mon père, ma sœur, ma mère / On regardait les autres gens / Comme ils dépensaient leur argent / Nous, il fallait faire attention / Quand on avait payé /  Le prix d'une location  / Il ne nous restait pas grand-chose"    
(Les vacances au bord de la mer)

Et bien ça me parle directement, en plein cœur et me renvoie à mes propres souvenirs qui rejoignent un peu les siens par moments.
Alors, nostalgique ou pas nostalgique, finalement peu importe, ça fait briller mes yeux juste parce que je trouve cet instant intensément beau... Merci Michel Jonasz.