François Staal aime les vers de Charles Baudelaire et lorsqu’il les mêle à son univers musical et poétique, les mots s’envolent très haut dans les airs.
Dans son dernier album ("Canyon", 2011), il s'est inspiré du très beau poème de Baudelaire, tiré du recueil "Les Fleurs du Mal", "Elévation".
J'aime beaucoup.
Au-dessus des étangs, au-dessus des vallées,
Des montagnes, des bois, des nuages, des mers,
Par delà le soleil, par delà les éthers,
Par delà les confins des sphères étoilées
Heureux qui peut s’élancer
Heureux qui peut s’élancer
Heureux qui peut s’élancer
Mon esprit, tu sillonnes gaiement
L’immensité profonde
Avec une indicible volupté
Envole-toi bien loin, émoi des espaces limpides,
Avec une indicible volupté,
Avec une indicible volupté
Derrière les ennuis, les vastes chagrins
Qui chargent de leur poids l’existence brumeuse,
Par delà le soleil, par delà les éthers
Heureux qui peut s’élancer
Vers les champs lumineux et sereins,
Celui dont les pensées, comme des alouettes
Prennent un libre essor qui plane sur la vie,
Sur le langage des fleurs et des choses muettes
Heureux qui peut s’élancer
Heureux qui peut s’élancer
Heureux qui peut s’élancer
Mon esprit, tu sillonnes gaiement
L’immensité profonde
Avec une indicible volupté
Envole-toi bien loin, émoi des espaces limpides,
Avec une indicible volupté
Avec une indicible volupté
Au-dessus des étangs, au-dessus des vallées,
Des montagnes, des bois, des nuages, des mers,
Par delà le soleil, par delà les éthers
Avec une indicible volupté
Avec une indicible volupté
Avec une indicible volupté


