Mon humeur musicale du moment :
When the lights go down - Prince
Affichage des articles dont le libellé est Musique africaine. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Musique africaine. Afficher tous les articles

lundi 5 novembre 2012

The Touré-Raichel Collective



Idan Raichel est israélien, Vieux Farka Touré est malien. L’un est pianiste, l’autre est guitariste. 
Ces deux grands musiciens aiment tous deux mêler la musique traditionnelle de leurs racines avec des sonorités de jazz et de blues. 
De leur rencontre dans un aéroport en 2008 est née l'idée de se retrouver un jour pour jouer ensemble. 
Quelques années plus tard dans un petit studio de Tel Aviv, rejoints par d'autres musiciens, ils enregistrent en un après-midi ce somptueux album, essentiellement instrumental, arrivé il y a quelques semaines chez moi, The Tel Aviv Session.

Un album où les sonorités orientales et africaines s’entremêlent, un album qui se savoure de bout en bout, une invitation au voyage sans frontière aucune.
Magnifique.

"Alem", une de mes préférées de l'album...

Et un extrait de leur tournée qui se termine bientôt (malheureusement). 
Idan Raichel et Vieux Farka Touré sont accompagnés par Yossi Fine à la basse et Souleymane Kane à la calebasse :







samedi 4 août 2012

L'Afrique de Fatoumata Diawara



Un coup de cœur pour le premier album de Fatoumata Diawara, "Fatou", que je découvre en ce moment.

Elle fut la sorcière Karaba de la comédie musicale Kirikou, que j’avais vue à Paris il y a quelques années.
Pourtant pas du tout friande de ce genre de spectacle, j’avoue que j’avais adoré celui-ci, musicalement et pour l’originalité de la mise en scène haute en couleurs. Une marionnette représentait Kirikou enfant et les marionnettistes faisaient partie intégrante du spectacle, j’ai encore aujourd’hui la chanson de Kirikou en tête…
Délivrée, grâce à Kirikou et son pouvoir magique, du sort qu’on lui avait jeté, Karaba la sorcière était redevenue princesse…

Dans ce premier album, la belle Fatou nous embarque de sa voix délicieuse dans son Afrique de l’Ouest. Une ambiance de musique traditionnelle africaine teintée de kora et de percussions, mêlée à quelques notes de blues et de jazz. Elle en a écrit les textes et composé la musique.


Fatou nous parle d’amour et d’indulgence et ses textes sont engagés. Elle défend la cause des femmes en dénonçant les mariages forcés et l’excision, "ils ont coupé la fleur qui faisait de moi une femme" (Boloko), la cause des enfants que l’on vend ou que l'on maltraite et revendique le droit à la différence. Elle raconte aussi le parcours, qui peut aller parfois jusqu’à la mort, des gens qui quittent la terre où ils sont nés en rêvant d’une Europe accueillante (Clandestins)…

Fatoumata Diawara est une véritable princesse et j’espère avoir le bonheur de pouvoir la découvrir sur scène prochainement près de chez moi.



dimanche 21 novembre 2010

Un voyage musical en Afrique


Alors, pour continuer le voyage et le partage vers cette Afrique qui nous attrape le cœur et nous envoûte, je parlerai peut-être plus tard de ceux qui m’ont fait aimer cette musique africaine comme Geoffrey Oryema, Ismael Lo, Youssou N’Dour, la famille Kuti : Fela, Femi, Seun, Tiken Jah Fakoly, Bebey Prince Bissongo, Nana Cissokho, etc…

J’en oublie certainement, mais pour l’instant, voici trois coups de cœur, découverts il y a peu, qui font partie de la nouvelle génération des musiciens et griots africains et que je trouve magnifiques et bouleversants.

Et comme le dit si bien Dom, pas forcément besoin de comprendre les paroles, ces gens parlent directement à notre âme, en profondeur.

Je pense aussi à une famille que j’aime, qui vit quelque part au Sénégal et à leurs deux petits jumeaux qui ont le rire le plus beau de la terre, je suis très heureuse d’avoir croisé leur chemin, leurs yeux malicieux font briller les miens.
Donc, spéciale dédicace à ma "famille africaine" 

Lëk Sèn – Sénégal - "Amena Solo"



Kimi Djabaté - Guinée-Bissau - extrait de son premier album "Terike"


Nuru Kane – Sénégal- "Maman"


jeudi 18 novembre 2010

Les Espoirs de Coronthie par Dom



Dire que ce groupe existe depuis pratiquement une dizaine d’années !!! (où donc étais-je)
Dire que ce groupe a déjà publié en tout cas 3 albums (qu’écoutais-je donc)
Dire que ce groupe était en concert en juillet dernier au festival de la Cité à Lausanne pour 2 concerts - festival gratuit par ailleurs - je ne les connaissais malheureusement pas encore… quelle erreur… mais j’ai une excuse faussement valable, j’étais à un concert de Seun Kuti à Torino (fils prodigue du plus grand… FELA KUTI), le regret est donc quelque peu amoindri.
Voici 3 bonnes raisons de m’en vouloir d’être passé à côté d’eux durant tout ce temps. Il est donc maintenant l’heure pour moi de rattraper le temps perdu et d’essayer de promouvoir avec mes maigres moyens ce groupe absolument grandiose.
La musique africaine, mère de toute les musiques à mes oreilles, a une force, une puissance, une faculté que nulle autre musique ne peut se targuer d’avoir… (et pourtant j’en écoute beaucoup dans tous les styles).
ELLE VOUS PREND LES TRIPES.
Tout passe par l’émotion, les sons merveilleux de ces instruments traditionnels et ces chants à plusieurs voix… Alors peu importe que l’on comprenne les paroles, à la limite cela en devient même secondaire, quand on entend des morceaux d’une pureté pareille, on ne peut que se dire que leurs paroles sont elles-mêmes pures et bienfaisantes ou alors laissons-nous transporter et imaginons nous-mêmes nos propres paroles au gré de notre ressenti.
En conclusion, comme dirait Nanard, LA MUSIQUE EST UN CRI QUI VIENT DE L’INTERIEUR (pour info le Nanard en question, Lavilliers, vient de sortir un nouvel album).
Longue vie aux ESPOIRS DE CORONTHIE
Africa Forever
Dom

N.B. : ci-dessous quelques extraits de biographies glanées ici et là sur internet au sujet de ce groupe. 
1) « Plus qu'un groupe, les Espoirs de Coronthie sont un véritable phénomène en Guinée… Quelque soit le lieu où l'on se promène on peut entendre leur musique résonner : dans les cafés, les clubs, à la radio, dans la rue, jusque dans les taxis… Rigoureusement impossible de passer à côté ! S'appuyant sur les instruments et les sons de leur pays (balafon, kora, djembé, bolon, gongoma…), les artistes proposent un groove original dont le succès repose sur la qualité vocale des trois chanteurs.
Un spectacle puissant… des artistes généreux… une énergie contagieuse… les "Espoirs de Coronthie" nous présentent en musique et en danse une Afrique sans concession et profondément vivante. »

2) « Les espoirs de Coronthie (du nom d'un quartier de Conakry) regroupent 14 artistes : musiciens, chanteurs et danseurs, tous issus de la Coronthie. Agés de 18 à 27 ans, ils appartiennent à la génération montante des jeunes musiciens de la capitale. La plupart a été formée dans le célèbre ballet Bassikolo par l'un des grands maîtres de percussion guinéenne : Mr Fatoube Camara.
Le groupe a sorti son premier album en 2002 qui a connu un vif succès auprès du public guinéen.
Certains titres tels que « djarama » (bonjour), « kobiri » (argent) ou « Mikhidi » sont même devenus des tubes passant régulièrement sur la radio nationale. 
Et les concerts se sont multipliés dans les clubs de Conakry ainsi que dans la basse côte du pays, ce qui a permis au groupe de se professionnaliser et de remporter des prix prestigieux. 
Les espoirs de Coronthie connaissent enfin une reconnaissance par la profession. 


En mai 2004 un second opus est enregistré avec la collaboration artistique d'Antoine Amigue, un auteur compositeur français qui les avaient rencontrés à Conakry en 1998. 
Ce dernier participe aux arrangements musicaux (les chœurs et la musique) et ajoute à leur répertoire une de ses chansons intitulée « Wountanara » (on est ensemble). 
Cette collaboration est une suite logique d'une aventure musicale et humaine particulièrement intense. Le résultat leur donnera raison puisque l'album « Dunya Igiri » (Le chemin de la vie), fait un véritable carton en Guinée. 
L'album est un vrai succès (70 000 albums vendus). Les titres : "Grand", "Soulier", "Love" "Kibongue", "Divorcé", résonnent partout à Conakry on ressent toute la force et l'intensité des textes de leurs chansons (interprétées en soussou et aussi pour certaines en français.
Les tubes sont diffusés quotidiennement sur la radio nationale et le groupe obtient les "Djembé d'or 2005" du meilleur groupe et du meilleur album traditionnel. 
Ce qui vaut aux Espoirs de Coronthie d'être l'un des groupes phare de la scène guinéenne.

Cliquer ici pour une vidéo live - "Tinkhinyi"

jeudi 29 juillet 2010

Mon paléo 2010



Et voilà, ma semaine à Paléo s'est terminée pour moi dimanche soir par le superbe feu d'artifice, rituel de fin de festival...
La tête bien remplie de souvenirs, de rencontres amicales et musicales, de dégustations culinaires (le poulet yassa sénégalais et le lomo saltado péruvien, mmmhhh...), de soleil, de chaleur, de pluie aussi et d'un ciel vendredi soir aux couleurs irréelles qui nous a offert un arc-en-ciel splendide au-dessus du village africain. Et puis, le petit train rempli de festivaliers et d'éclats de rire, la voiture que l'on cherche pendant des plombes sur le parking, les amis qu'on croise, qu'on perd et qu'on retrouve à l'heure du café, rituel de fin de soirée avant la sortie...
Musicalement, beaucoup de concerts vus ou entrevus, plus ou moins en entier, selon mon humeur. Voici un petit résumé de ces concerts mais je vais surtout parler de mes deux coups de coeur qui, à part celui de Benjamin Biolay dont j'ai déjà parlé et qui reste mon meilleur concert pour ce Paléo 2010, m'ont énormément plu.
Alors, d'abord une tendresse particulière pour l'éternel adolescent, Alain Souchon. Un clin d'oeil pour le toujours aussi beau et séducteur Jacques Dutronc, pour la pétillante Olivia Ruiz, Charlie Winston, M. et pour Hugh Masekela et sa trompette.
Un coup de chapeau à deux groupes suisses, Aloan et Mark Kelly et aux trois sud-africaines âgées d'une septantaine d'années du groupe Mahotella Queens. Un bémol pour Gaëtan Roussel parce que malgré que j'aime bien son dernier album, il n'a pas réussi à me transporter, le groupe Okou et Féfé non plus d'ailleurs. 
Et pour la nostalgie, Crosby, Stills and Nash et Johnny Clegg ! Ils ont vieilli les bougres mais leur voix et leur présence scénique sont toujours au rendez-vous... Découverte d'un groupe assez récent de musique reggae dont le chanteur est allemand.... hum... Gentlemann and the Evolution, assez sympa surtout en écoutant couchée sur l'herbe à regarder le ciel et à rêver, mais l'ombre de Bob Marley n'y était pas vraiment... Et puis mes deux découvertes coups de coeur :

Hindi Zahra, la perle du désert
Elle est d'origine berbère, née au Maroc, elle a la beauté et le mystère du désert. Sa voix est chaude et envoûtante et son regard est fascinant. Elle nous emmène dans ses voyages musicaux à travers le blues de son désert de nomades, en passant par des sons jazzy, pop, folk et de soul orientale. Elle chante en anglais et en berbère et les musiciens qui l'accompagnent sont excellents. On la compare à Janis Joplin, voire même à Billie Holliday... Moi, je ne sais pas trop mais en tout cas, j'ai totalement succombé à son charme et j'ai beaucoup aimé ce concert avec cette étrange impression qu'on pouvait puiser beaucoup dans ce regard qu'elle plantait dans les yeux de tout ce public venu l'acclamer.
Le morceau "Beautiful tango" est très beau, les autres morceaux de ce premier opus aussi. Auteure, compositrice et interprète, ce premier album est sorti sous le prestigieux label de jazz Blue Note et s'appelle "Handmade". Artiste à découvrir de toute urgence en écoutant l'album ou encore mieux, en allant la voir sur scène, elle est en tournée. 
Son myspace : http://www.myspace.com/zahrahindi

Staff Benda Bilili, le soleil de Kinshasa
Devant la scène du Dôme, appuyée à la barrière, j'attendais avec une certaine impatience l'arrivée de ce groupe "pas tout à fait comme les autres" dont j'avais, comme beaucoup d'entre nous, entendu parler ces derniers mois. Le ton est donné dès leur entrée sur scène, une énergie et une joie de vivre qu'ils nous communiquent dès les premières notes et qui se poursuivront tout au long du concert. 
J'ai vu tournoyer des chaises roulantes et des béquilles, j'ai entendu le son d'un instrument de là-bas, création "maison", j'ai vu des sourires radieux et des bras qui se lèvent en rythme, j'ai entendu des voix superbes et j'ai ressenti beaucoup de chaleur humaine sur cette scène...
Nous avons dansé tous ensemble sur cette rumba congolaise, autant sur la scène que dans le public, tous, le coeur battant au même rythme.
En congolais, benda bilili signifie "regarde au-delà des apparences"... tout un programme... Belle leçon de vie !
Leur myspace : http://www.myspace.com/staffbendabilili
Bonne route à vous, le Staff Benda Bilili et merci beaucoup.