there's a bluebird in my heart
that wants to get out
but I'm too tough for him,
I say, stay in there, I'm not going
to let anybody see you.
there's a bluebird in my heart
that wants to get out
but I pur whiskey on him and inhale
cigarette smoke
and the whores and the bartenders
and the grocery clerks
never know tha he's in there.
there's a bluebird in my heart
that wants to get out
but I'm too tough for him,
I say, stay down,
do you want to mess me up?
you want to screw up the works?
you want to blow
my book sales in Europe ?
there's a bluebird in my heart
that wants to get out
but I'm too clever, I only let him out
at night sometimes
when everybody's asleep.
I say, I know that you're there,
so don't be sad.
then I put him back,
but he's singing a little in there,
I haven't quite let him die
and we sleep together like
that with our secret pact
and it's nice enough
to make a man weep,
but I don't weep,
do you ?
|
il y a un oiseau bleu dans mon cœur
qui veut sortir
mais je suis trop coriace pour lui,
je lui dis, reste là, je ne veux pas
qu'on te voie.
il y a un oiseau bleu dans mon cœur
qui veut sortir
mais je verse du whisky dessus et tire
une bouffée de cigarette
et les putains et les barmen
et les employés d'épicerie
ne savent pas qu'il est là.
il y a un oiseau bleu dans mon cœur
qui veut sortir
mais je suis trop coriace pour lui,
je lui dis, tiens-toi tranquille,
tu veux me fourrer dans le pétrin ?
tu veux foutre en l'air mon boulot ?
tu veux faire chuter les ventes
de mes livres en Europe ?
il y a un oiseau bleu dans mon cœur
qui veut sortir
mais je suis trop malin, je ne le laisse sortir
que de temps en temps la nuit
quand tout le monde dort.
je lui dis, je sais que tu es là,
alors ne sois pas triste.
puis je le remets,
mais il chante un peu là-dedans,
je ne le laisse pas tout à fait mourir
et on dort ensemble comme ça
liés par notre pacte secret
et c'est assez beau
pour faire pleurer,
mais je ne pleure pas,
et vous ?
|
Ici, je vais parler de mes coups de cœur musicaux (ou autres), de mes concerts, mes petites histoires de vie, mes rêves,
mes voyages.
Et puis, j’aime bien l’idée qu’elles sont toutes rassemblées ici mes petites notes...
Welcome !
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samedi 8 mars 2014
Bluebird - Charles Bukowski
Libellés :
Poésie
mardi 25 juin 2013
Charles Bukowski et Tom Waits
The Laughing Heart
(Le Coeur quit rit)
Ta vie
est ta vie
Ne te
laisse pas abattre par une soumission moite
Sois à
l’affût
Il y a
des issues
Il y a
de la lumière quelque part
Pas bien
forte peut-être, mais elle chasse les ténèbres
Sois à
l’affût
Les
dieux t’offriront des possibilités
Reconnais-les
Saisis-les
Tu ne
peux pas battre la mort
Mais tu
peux dépasser la mort dans la vie, parfois
Et plus
tu apprendras à le faire
Plus il
y aura de lumière
Ta vie
est ta vie
Sache-le
tant qu’il est temps
Tu es merveilleux
Les dieux attendent cette lumière en toi
Libellés :
Poésie
mercredi 20 février 2013
Un enfant a dit : poaisie, poasie, poésie...
Photo : Edouard Boubat (1948)
Un enfant a dit
Je sais des poèmes
Un enfant a dit
Ch'sais des poaisies *
Un enfant a dit
Mon cœur est plein d'elles
Un enfant a dit
Par cœur, ça suffit.
Un enfant a dit
Ils en savent des choses
Un enfant a dit
Et tout par écrit.
Si l'poète pouvait
S'enfuir à tire-d’aile
Les enfants voudraient
Partir avec lui.
Raymond Queneau
* Mot créé par Queneau
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Poésie
jeudi 20 septembre 2012
La fête de l'Huma 2012
Petit séjour à Paris pour la fête de l’Huma, parc de la Courneuve, en région parisienne, dans le "neuf-trois" comme ils disent.
Trois jours pour la plus grande fête populaire de France, avec ses drapeaux rouges au vent, ses sandwichs-merguez, ses stands aux mille couleurs et saveurs, une foule immense et hétéroclite, et "L'Internationale" chantée comme un seul homme, C'est la lutte finale...
Rêve, mensonge, utopie ? Peut-être, mais on a envie de continuer à y croire et puis finalement peu importe, le moment était beau.
Trois jours pour la plus grande fête populaire de France, avec ses drapeaux rouges au vent, ses sandwichs-merguez, ses stands aux mille couleurs et saveurs, une foule immense et hétéroclite, et "L'Internationale" chantée comme un seul homme, C'est la lutte finale...
Rêve, mensonge, utopie ? Peut-être, mais on a envie de continuer à y croire et puis finalement peu importe, le moment était beau.
650'000 participants...
Et moi, et moi, émoi…
Et moi, et moi, émoi…
Oups, jamais vu autant de
monde d’un coup ! Oui, c'était noir de monde.
Pas trop envie de tout raconter en détails, je veux juste garder en moi les instants d’émotions, d'amitié, de soleil et de partage, le reste est superflu.
Et il y en a eu de
très forts, la poésie était au rendez-vous, en tout cas dans mes coups de cœur.
Tout d’abord le vendredi avec la découverte sur la petite scène du Zebrock de Daniel Darc, en forme, très présent et si touchant. Si seulement tu savais la taille de mon âme... On était si proches de lui que je crois que je l'ai perçue, la taille de son âme.
Et puis samedi, le groupe Dub Inc. et ses rythmes reggae made in France bleu-blanc-beur, Rodolphe Burger (sans Samuel Hall cette fois-ci, dommage) et en fin de soirée, la grande Patti Smith interprétant d’entrée l’un de mes morceaux préférés Dancing Barefoot.
Et puis samedi, le groupe Dub Inc. et ses rythmes reggae made in France bleu-blanc-beur, Rodolphe Burger (sans Samuel Hall cette fois-ci, dommage) et en fin de soirée, la grande Patti Smith interprétant d’entrée l’un de mes morceaux préférés Dancing Barefoot.
Le dimanche, un autre moment très émouvant aussi sur la grande scène, le discours de Salah Hamouri,
ancien prisonnier politique palestinien libéré cette année (cliquer ici).
Et enfin, le magnifique concert d’Hubert-Félix Thiéfaine pour clore en apothéose ce grand rassemblement de l’humanité.
Et enfin, le magnifique concert d’Hubert-Félix Thiéfaine pour clore en apothéose ce grand rassemblement de l’humanité.
Une chanson de Thiéfaine tourne dans ma tête depuis ce week
end. Le texte se lit comme un poème et en musique, on est frappé en plein cœur.
Confessions d’un never been
Les joyeux éboueurs des âmes délabrées
Se vautrent dans l'algèbre des mélancolies
Traînant leurs métastases de rêve karchérisé
Entre leurs draps poisseux des siècles d'insomnie
Ça sent la vieille guenille et l'épicier cafard
Dans ce chagrin des glandes qu'on appelle l'amour
Où les noirs funambules du vieux cirque barbare
Se pissent dans le froc en riant de leurs tours
J'ai volé mon âme à un clown
Un cloclo mécanique du rock and roll cartoon
J'ai volé mon âme à un clown
Un clone au cœur de cône du rêve baby baboon
J'ai volé mon âme à un clown
Je rêve d'être flambé au-dessus du Vésuve
Et me défonce au gaz échappé d'un diesel
À la manufacture métaphysique d'effluves
Où mes synapses explosent en millions d'étincelles
Reflets de flammes en fleurs dans les yeux du
cheval
Que j'embrasse à Turin pour en faire un complice
Ivre de prolixine et d'acide cortical
Je dégaine mon walter ppk de service
J'ai volé mon âme à un clown
Un cloclo mécanique du rock and roll cartoon
J'ai volé mon âme à un clown
Un clone au cœur de cône du rêve baby baboon
J'ai volé mon âme à un clown
Bien vibré bien relax en un tempo laid back
Rasta lunaire baisant la main d'oméga queen
Je crache dans ma tête les vapeurs d'ammoniac
D'un sturm und drang sans fin au bout du never
been
Fac-similé d'amour et de tranquillisants
Dans la clarté chimique de ma nuit carcérale
Je suis l'évêque étrusque, un lycanthrope errant
Qui patrouille dans le gel obscur de mon mental
J'ai volé mon âme à un clown
Un cloclo mécanique du rock and roll cartoon
J'ai volé mon âme à un clown
Un clone au cœur de cône du rêve baby baboon
J'ai volé mon âme à un clown
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samedi 30 juin 2012
Par delà les confins des sphères étoilées
François Staal aime les vers de Charles Baudelaire et lorsqu’il les mêle à son univers musical et poétique, les mots s’envolent très haut dans les airs.
Dans son dernier album ("Canyon", 2011), il s'est inspiré du très beau poème de Baudelaire, tiré du recueil "Les Fleurs du Mal", "Elévation".
J'aime beaucoup.
Au-dessus des étangs, au-dessus des vallées,
Des montagnes, des bois, des nuages, des mers,
Par delà le soleil, par delà les éthers,
Par delà les confins des sphères étoilées
Heureux qui peut s’élancer
Heureux qui peut s’élancer
Heureux qui peut s’élancer
Mon esprit, tu sillonnes gaiement
L’immensité profonde
Avec une indicible volupté
Envole-toi bien loin, émoi des espaces limpides,
Avec une indicible volupté,
Avec une indicible volupté
Derrière les ennuis, les vastes chagrins
Qui chargent de leur poids l’existence brumeuse,
Par delà le soleil, par delà les éthers
Heureux qui peut s’élancer
Vers les champs lumineux et sereins,
Celui dont les pensées, comme des alouettes
Prennent un libre essor qui plane sur la vie,
Sur le langage des fleurs et des choses muettes
Heureux qui peut s’élancer
Heureux qui peut s’élancer
Heureux qui peut s’élancer
Mon esprit, tu sillonnes gaiement
L’immensité profonde
Avec une indicible volupté
Envole-toi bien loin, émoi des espaces limpides,
Avec une indicible volupté
Avec une indicible volupté
Au-dessus des étangs, au-dessus des vallées,
Des montagnes, des bois, des nuages, des mers,
Par delà le soleil, par delà les éthers
Avec une indicible volupté
Avec une indicible volupté
Avec une indicible volupté
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