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dimanche 17 mars 2013

Les débuts de Rolando et Luiz Antonio, Les Etoiles


Rolando et Luiz Antonio, Les Etoiles, duo mythique brésilien qui m’avait enchantée dans les années 70 et 80 et qui continue à me faire rêver encore aujourd'hui.
J’en ai déjà un peu parlé ici…

Une vidéo a été mise en ligne récemment, elle date de 1976, c'était au tout début de leur carrière.



Les Etoiles y interprètent deux chansons du répertoire brésilien :

"Eu Quero um Samba" composée en 1945 par Haroldo Barbosa et Janet de Almeida et popularisée en 1973 par Joao Gilberto.

"Jeanne la Française" de Chico Buarque, musique d’un film brésilien sorti en 1973, "Joana Francesa" de Carlos Diegues, avec comme interprète principale, Jeanne Moreau.

Les voix de Rolando et Luiz Antonio sont magnifiques et envoûtantes, mêlées de beaucoup de douceur et de sensualité, avec un zeste d’humour et de guarana ;-).

Cette vidéo est une merveille, merci à celui ou celle qui l’a mise en ligne et à Dom de l’avoir découverte et aussitôt transmise…




lundi 31 décembre 2012

Le chant d'espoir de Gonzaguinha


Pour ce dernier jour de 2012 et pour entrer en douceur et en beauté dans l'année 2013, j’ai choisi  deux chansons que Gonzaguinha nous chantait de son Brésil natal. 
Un clin d'oeil à ce pays et à cette musique que j'aime. Un salut fraternel à ce grand artiste que tous les brésiliens ont pleuré lors de sa disparition en 1991.


 É
A gente quer carinho e atenção (nous voulons de l'affection et de l'attention)
A gente quer calor no coração (nous voulons de la chaleur dans nos cœurs)

O que é, o que é ?
Une chanson très importante au Brésil, devenue presque un hymne que tous les brésiliens connaissent par cœur et chantent ensemble. 
Un message d’amour et d’espérance...


O que é, o que é ?

E a vida !
E a vida o que é ?
Diga lá, meu irmão
Ela é a batida
De um coração
Ela é uma doce ilusão

E a vida
Ela é maravilha
Ou é sofrimento ?
Ela é alegria
Ou lamento ?
O que é? O que é ?
Meu irmão...

Há quem fale
Que a vida da gente
É um nada no mundo
É uma gota, é um tempo
Que nem dá um segundo...

Há quem fale
Que é um divino
Mistério profundo
É o sopro do criador
Numa atitude repleta de amor...

Você diz que é luxo e prazer
Ele diz que a vida é viver
Ela diz que melhor é morrer
Pois amada não é
E o verbo é sofrer...

Eu só sei que confio na moça
E na moça eu ponho a força da fé
Somos nós que fazemos a vida
Como der, ou puder, ou quiser...

Sempre desejada
Por mais que esteja errada
Ninguém quer a morte
Só saúde e sorte...

E a pergunta roda
E a cabeça agita
Eu fico com a pureza
Da resposta das crianças
É a vida, é bonita
E é bonita



Viver!
E não ter a vergonha
De ser feliz
Cantar e cantar e cantar
A beleza de ser
Um eterno aprendiz...

Ah meu Deus !
Eu sei, eu sei
Que a vida devia ser
Bem melhor e será
Mas isso não impede
Que eu repita
É bonita, é bonita
E é bonita...

Qu’est ce que c’est ? Qu’est ce que c’est ?

Et la vie !
Et la vie qu’est-ce que c’est ?
Dis-moi mon frère ?
Elle est le battement
D’un cœur
Elle est une douce illusion

Et la vie
Est-elle merveille
Ou souffrance ?
Est-elle joie
Ou lamentation ?
Qu’est ce que c’est ? Qu’est ce que c’est ?
Mon frère…

Il y en a qui disent
Que la vie des gens
Ce n’est rien dans le monde
C’est une goutte d’eau, c’est un temps
Qui ne dure pas une seconde…

Il y en a qui disent
Que c’est un divin
Mystère profond
C’est le souffle du créateur
Dans une attitude remplie d’amour…

Tu dis qu’elle est luxe et plaisir
Il dit que la vie c’est vivre
Elle dit que le mieux est de mourir
Car elle n’est pas aimée
Et le verbe est souffrir…

Je sais seulement que j’ai confiance en cette jeune fille
Et en elle je mets la force de la foi
C’est nous qui faisons la vie
Comme on donne, comme on peut, comme on veut…

Toujours désirée
Peu importe qu’elle soit incorrecte
Personne ne veut la mort
Seulement santé et chance…

Et la question tourne
Et secoue la tête
Et moi, je reste avec la pureté
De la réponse des enfants
C’est la vie, elle est belle
Et elle est belle

Vivre !
Et n’aie pas honte
D’être heureux
De chanter et chanter et chanter
La beauté d’être
Un éternel apprenti…

Ah mon Dieu !
Je sais, je sais
Que la vie devrait être
Bien meilleure et elle le sera
Mais ceci n’empêche pas
Que je répète
Elle est belle, elle est belle
Et elle est belle… 

Merci à Tassa pour la traduction ;-)


Belle Année 2013 !


vendredi 3 juin 2011

Les Etoiles et la bossa nova


J’ai enfin réussi à retrouver (dans ma boîte à trésors) une photo qui m’était très chère, prise par un ami au tout début des années ’80.
L’endroit, c’était au Paléo festival de Nyon, sur l’ancien terrain de Colovray, au bord du lac Léman.
L’ami photographe s’appelait Thierry et ce soir là, sur la scène du petit chapiteau de l’époque, se produisait ce groupe brésilien dont j’ai déjà parlé ici, Les Etoiles.
J’y étais à ce concert…
Je n’ai pas la bande son de cette soirée (évidemment) mais j’ai gardé précieusement l’album live des Etoiles enregistré en novembre 1979 au Discophage.
Alors, j’ai créé une petite vidéo avec cette belle photo et un extrait de ce live. Et puis, si on tend bien l'oreille, derrière les voix, on entend les "scretchhh, scretchhh" de mon disque rayé, désolée mais faut dire qu'il a bien vécu mon 33 tours... 
Un moment délicieux où Rolando et Luiz Antonio nous chantent "Bossa Nova".
C’est pour moi très émouvant...



mercredi 16 mars 2011

Rolando Faria au Satellit Café



Le Satellit Café est un lieu comme il en existe beaucoup à Paris, niché au fond d’une ruelle sombre, un lieu simple et convivial et ce mercredi 9 mars, Rolando Faria se produit sur la petite scène de cet endroit, à 21h…
20h30, je suis à l’entrée. Rolando Faria est déjà dans la salle, je l’entends chanter et je demande à l’accueil :
- Mais, il a déjà commencé son concert ?
- Non, non, il fait la balance mais il est tellement heureux de chanter qu’il a un peu de peine à quitter la scène…
J’entre dans la salle et je l’aperçois chantant et riant avec ses musiciens. J’ai un petit coup au cœur tout de même, c’est très émouvant de le revoir. Il n’a pas changé Rolando Faria, il est exactement comme dans mes souvenirs, les années n’ont pas eu de prise sur lui, on dirait…
Il commencera son set à 22h par "Uricuri" et ne reprendra qu’un morceau qu’il chantait à l’époque avec Luiz Antonio, "Melancolia", en nous demandant si nous nous souvenions des Etoiles…
- Ouiiiiii ! a répondu la salle.
- Ha, vous n’êtes donc pas tous morts ! a-t-il dit en souriant.
Nous a fait chanter en brésilien aussi (moment surréaliste) et nous a informé que son dentiste était dans la salle… c’était tellement drôle…
Sa voix et son humour sont restés intacts, ce Pierrot lunaire à l’accent si craquant parle très bien français. Tantôt grave et émouvant, tantôt léger et drôle, Rolando Faria nous balade dans ses reprises des grands compositeurs brésiliens, accompagné par cinq musiciens (guitare, batterie, percussions, violoncelle, contrebasse). Ils ont l’air d’avoir beaucoup de plaisir à jouer ensemble.
J’ai passé un moment magique l’autre soir dans ce Satellit Café en buvant de la Caipirinhia et en l’écoutant nous raconter son Brésil, moment suspendu, j’aurais voulu que le temps s’arrête…
J’ai filmé quelques extraits du concert mais je ne les mettrai pas en ligne vu la qualité désastreuse, je ne suis définitivement pas très douée pour ça ! En fait, je n’ai ni le bon matériel ni l’envie de perdre une miette de ce qui se passe sur scène finalement.
J’aimerais bien avoir une baguette magique et pouvoir faire venir Rolando Faria et ses musiciens dans une petite salle à Genève ou dans les alentours… Je ne sais pas comment m’y prendre, mais je vais essayer de contacter quelques responsables de salles de concert par ici, eux doivent savoir.
Parce que je suis persuadée qu’il aura un public ici, car personne n’a oublié ce duo mythique, ni Rolando Faria. J’en connais quelques uns d’ailleurs et rien qu’avec eux, je suis sûre qu’on arriverait à remplir une petite salle.


Vous êtes une bien belle étoile querido Rolando, obrigado e boa sorte...




lundi 7 mars 2011

"Àguas de Março " o bossa nova


Ce soir, mon âme vagabonde quelque part au pays de la bossa nova et une chanson me vient immédiatement à l’esprit… "Àguas de Março". 
Pas vraiment une nouveauté, non, non, créée en 1972 par le grand Antonio Carlos (Tom) Jobim et enregistrée à l’époque en duo avec la magnifique Elis Regina.
Elle fut reprise par de nombreux artistes brésiliens ou des quatre coins de la planète et traduites en plusieurs langues, mais ma version préférée reste quand même celle de ces deux grands interprètes.
Plus récemment, Stacey Kent l’a reprise en français, j’aime bien sa voix.
Voici donc "Àguas de Março", versions Elis et Tom, Elis toute seule et Stacey Kent.
Y a comme un petit air de printemps, on dirait !

A Elis Regina et Tom Jobim, duas estrelas no céu...








É pau, é pedra, é o fim do caminho
É um resto de toco, é um pouco sozinho
É um caco de vidro, é a vida é o sol
É a noite é a morte, é um laço é o anzol
É peroba do campo, é o nó da madeira
Caingá, Candeia, é o matita-pereira
É madeira de vento, tombo da ribanceira
É um mistério profundo, é o queira ou não queira
É o vento ventando, é o fim da ladeira
É a viga, é o vão, festa da Cumeeira
É a chuva chovendo, é conversa ribeira
Das águas de março, é o fim da canseira
É o pé, é o chão, é a marcha estradeira
Passarinho na mão, pedra de atiradeira
É uma ave no céu, é uma ave no chão
É um regato é uma fonte, é um pedaço de pão
É o fundo do poço, é o fim do caminho
No rosto um desgosto, é um pouco sozinho
É um estrepe, é um prego, 
É uma ponta, é um ponto
É um pingo pingando, é uma conta, é um conto
É um peixe, é um gesto, é uma prata brilhando
É a luz da manhã, é o tijolo chegando
É a lenha, é o dia, é o fim da picada
É a garrafa de cana, o estilhaço na estrada
É o projeto da casa, é o corpo na cama
É o carro enguiçado, é a lama, é a lama
É um passo, é uma ponte,
É um sapo, é uma rã
É um resto de mato na luz da manhã
São as águas de março fechando o verão
E a promessa de vida no teu coração
É uma cobra, é um pau, é João, é José
É um espinho na mão, é um corte no pé
São as águas de março fechando o verão
É a promessa de vida no teu coração
É pau, é pedra, é o fim do caminho
É um resto de toco, é um pouco sozinho
É um passo, é uma ponte  
É um sapo, é uma rã

É um belo horizonte, é uma febre terçã
São as águas de março fechando o verão
É a promessa de vida  no teu coração
-Pau, -Edra, -Im, -Inho

-Esto, -Oco, -Ouco, -Inho

-Aco, -Idro, -Ida, -Ol

-Oite, -Orte, -Aço, -Zol
São as águas de março fechando o verão 
É a promessa de vida no teu coração


vendredi 3 décembre 2010

Rolando et Luiz Antonio - "Les Etoiles"



En ce jour où la neige et le froid envahissent la ville, bien emmitouflée dans mon petit cocon, me vient un petit coup de nostalgie et je repense, je ne sais pas vraiment trop pourquoi, à deux chanteurs brésiliens que j’adorais et qui aujourd’hui me manquent terriblement…
Rolando et Luiz Antonio, le groupe "Les Etoiles". Deux brésiliens vivant à Paris, deux  voix magnifiques et envoûtantes qui s’accordaient si bien. Ils nous embarquaient dans leur monde et nous faisaient découvrir les compositeurs les plus prestigieux de la musique brésilienne (Milton Nascimento, Caetano Veloso, Chico Buarque, Tom Jobim, etc). Deux personnages pailletés, splendides créatures sorties du monde des rêves, deux êtres humains, mi-hommes, mi-femmes, tellement émouvants lorsqu'ils chantaient et tellement drôles quand ils nous racontaient quelques anecdotes entre les morceaux, en français avec leur accent brésilien qui nous faisait craquer.
Combien de souvenirs ai-je d’eux sur scène dans les années 70 et 80 ?
A combien de concerts ai-je assisté ? 
Beaucoup... Je ne les loupais jamais quand ils passaient dans ma région, même deux soirs de suite, j'y allais... Je pense qu’ils ont été les premiers (avec Caetano Veloso et son album "Transa") à me faire aimer la musique brésilienne, la bossa nova, ainsi que cette langue que j’estime être l’une des plus belles du monde et ce pays dont je rêve d’aller un jour.
Rolando et Luiz Antonio ont fait si longtemps partie de ma vie, que leurs voix magnifiques me font frissonner encore aujourd’hui à chaque fois que je les écoute et les larmes ne sont pas très loin, pas de tristesse, non, mais je crois plutôt que c’est ce qu’on appelle la nostalgie...
Je me souviens que Nougaro et Lavilliers les appréciaient beaucoup, tant mieux, ils ont bon goût ces deux là ! 
Voilà ce qu'écrivait Nougaro en 1979 en dédicace sur l'un de leurs albums :
"En choeur, fait pour mettre son pouls à l'heure d'une vie solaire ou luisante de nuit, peu importe :  au Brésil, les étoiles sont le pluriel du soleil." 
J’ai fait quelques recherches sur le net les concernant, pas de CD édité, uniquement les vinyls d'époque et difficilement trouvables. Heureusement que j’ai conservé bien précieusement mes 33 tours tout rayés.
Luiz Antonio est parti au ciel rejoindre les autres étoiles en 2002.
Rolando Faria continue à chanter. J’espère qu’il sortira un album et surtout qu’il viendra en concert par ici, ce serait merveilleux. En tout cas, si quelqu’un a des informations sur lui, merci de me les transmettre…

On peut écouter les Etoiles sur Youtube en cliquant ici, il y a plusieurs chansons. En voici deux parmi mes préférées, leurs deux voix divines sont une merveille...



Et puis, une vidéo où l’on retrouve Bernard Lavilliers chantant avec Les Etoiles... Le son et l’image ne sont pas de très bonne qualité, mais peu importe, c’était il y a longtemps et c’était bien… 

"Sou o gringo que não fala brasileiro 
   Ele é o gringo que não fala brasileiro 
 Meu teto é o céu meu leito é o mar"

          
Et pour terminer, plus récemment, Rolando Faria au Satellit café…