Mon humeur musicale du moment :
When the lights go down - Prince

mercredi 8 mai 2013

La féérie d'Amélie-les-crayons



Cette fois-ci j’en suis sûre, Amélie est bien une fée, même si je n’avais plus beaucoup de doutes, j’en ai eu la preuve vendredi dernier.

Delémont, petite ville du Jura suisse. Nous arrivons un peu en avance et tentons de trouver le Forum St-Georges pour retirer nos billets. Le voilà, une porte indique "entrée" alors, nous entrons… C’est l’entrée des artistes ;-). Oups, une grande table est dressée, Amélie, ses musiciens et l’association qui les a invités (Le Temps des cerises) mangent ensemble, ils rient et discutent, personne ne fait attention à nous, on s’éclipse tout doucement.
Un peu plus tard, après avoir trouvé la bonne porte d’entrée, nous verrons Amélie traverser le bar, sa petite fille de quelques mois dans les bras, belle image !

20h30, nous sommes dans la salle, une toute petite salle, pouvant contenir une centaine de personnes à tout casser. Tant mieux, c’est  à un concert intimiste qu’Amélie nous a conviés.
En première partie, Christine Laville, artiste jurasienne, amoureuse de la langue française et du Québec, il n’y a pas de hasard... Elle est au piano, accompagnée par Simon Bolay à la guitare. Dans son répertoire, elle reprend une chanson d’Anne Sylvestre et, à mon grand bonheur, "Tout ce qui est dégueulasse porte un joli nom" d’Allain Leprest. Beau moment passé avec elle.

Et enfin, Amélie arrive avec ses complices, "les garçons" comme elle les appelle. Trois musiciens de grand talent : Olivier Longre, Antoine Amigues et Nicolas Allemand, tous multi-instrumentistes, piano, guitares, batterie bien sûr mais aussi kora, harmonica, accordéon, lyre et même un instrument bleu dont je ne sais même pas le nom ;-).


Le voyage qu’Amélie nous propose est rempli de douceur, de poésie, d’espièglerie et de moments très émouvants. Il commence par la très belle "Jusqu’à la mer", tiré de son dernier album du même nom, je pars, tu restes ici… l’océan est si loin d’ici…
Elle vit en Bretagne aujourd’hui et on ressent très fort l’influence bretonne dans la musique et les thèmes abordés dans ce dernier album, dont elle interprétera beaucoup de titres, comme "Les filles des forges" Allez les filles, allez courage, on va y arriver  car ce canot de sauvetage s’appelle liberté, sans oublier certains plus anciens, incontournables et merveilleux.

Elle nous passera le bonjour de "La Maigrelette et du Gros costaud", dont elle a reçu le matin même une carte postale, partis eux aussi en voyage avec leurs 18 enfants !
Un moment d’hilarité générale lorsqu’elle interprète "Les pissotières", toute la salle rit et une personne derrière moi est prise d’un tel fou rire (qui durera pendant toute la chanson) que rien que de  l’entendre, on rit encore plus fort. 
Autre moment délicieux, "La garde-robe d’Elizabeth" avec Thomas aux percussions, une superbe démonstration de rythmique, Thomas tapant sur son corps avec ses mains et faisant des claquettes en tourbillonnant.
Et puis, des moments très émouvants, comme la magnifique "Ta p’tite flamme" qu’elle interprétera seule à la guitare et "Le linge de nos mères" avec Olivier à la guitare et Antoine à la kora. Sublime.


Au dernier rappel, Amélie reviendra seule, sans micro et improvisera une chorale avec le public en nous faisant chanter tous ensemble "Il était un petit navire"…
Et c’est ainsi que le voyage d’Amélie se termine.

Enfin, pas tout à fait parce que nous voilà réinstallés au bar espérant qu’elle viendra, comme à son habitude, discuter et dédicacer les CD qu’Olivier vient d’installer sur une table. 
Moi, j’ai amené avec moi son dernier CD, ne sachant pas si j’oserai aller vers elle, mais je l’ai pris au cas où ;-) Et puis il faut que je lui dise que je suis l’une des gardiennes des boîtes d’Amélie et que j'en prends très grand soin…


Oui, parce que faut que je raconte l’histoire de ces boîtes. Juste avant Noël, j’ai été fascinée par l’histoire de la fabrication de ces 25 boîtes dans l’atelier du Père Néomme (sa maison de disque, qui est un label indépendant) par des lutins. Ce conte est raconté par Amélie et on peut l’écouter en cliquant ici.
Chaque boîte est unique et contient un trésor appartenant à Amélie. En devenant le gardien d’une de ces boîtes, nous avons une mission très importante qui est de conserver, protéger, partager et surtout de transmettre le trésor d’Amélie aux générations futures. J’ai adoré l’idée et je suis devenue l’une des gardiennes de ces boîtes.

Amélie arrive, s’assied à la table et je vais la voir avec mon CD à la main. 
- Bonjour Amélie… 
Et là, la magie a opéré, on a commencé à discuter comme si on se connaissait depuis toujours. Elle m’a parlé de sa tournée, de la Bretagne, de sa petite fille, étonnée qu’on ait fait tant de chemin pour venir la voir. Elle m’a écrit un petit texte et a refermé la boîte. 
Pendant ce temps là, les gens derrière moi attendaient patiemment, mais l’instant était si beau que je prenais mon temps. 
Juste avant de partir, je me suis approchée d’elle et je lui ai dit :
- Amélie, je crois que tu es vraiment une fée. Elle a ri et a juste répondu :
- Ho ! Merci.
- Au revoir Amélie, à bientôt… Et je me suis éloignée.

J’ai lu le petit mot plus tard. Oui, Amélie est une fée, j’en suis sûre, et je ne me trompe jamais en ce qui concerne les fées !


Merci à Svet et à Dom de m'avoir emmenée dans le Jura et jusqu'à la mer !

La setlist :
Jusqu’à la mer
Marie Morgane
On n’est pas fatigués
La maigrelette et le gros costaud
Tout de nous
Chamelet
Voyager léger
Ta p’tite flamme
Les saintes (ce sont mes boussoles)
Les pissotières
Les vents de brume
Le linge de nos mères
La garde-robe d’Elizabeth
Une danse bretonne
Les filles des forges 
La solution
Si tu veux
Final avec une musique bretonne
Il était un petit navire (chorale avec le public)


Et puis, avis aux programmateurs de concerts en Suisse romande, le spectacle d'Amélie-les-crayons vaut le détour, n'hésitez pas à la programmer un peu plus !




samedi 13 avril 2013

Michel Jonasz en concert piano-voix



Mardi soir, théâtre du Léman, j’attends avec une certaine impatience que les lumières s’éteignent. J’aime ce moment là, lorsque chacun d'entre nous, dans la salle plongée dans la pénombre, retient son souffle le coeur battant, les yeux rivés vers la scène pour l'arrivée de l'artiste. 
Cette fois-ci, c’est à un spectacle intimiste que Michel Jonasz nous a conviés. 
Un concert piano-voix avec un ange pianiste, Jean-Yves d’Angelo, complice et ami de plus de 30 ans. A la voix et à la rythmique (2 petits micros cachés dans les poches), Michel Jonasz.
Et voilà, le concert commence.
"Je descendrai la rivière" (Jusqu’à la mer)... 
Le ton est donné, pendant 2 heures, Michel Jonasz nous fera voyager dans le temps. 
Ce soir, c'est à son répertoire des années '70 et '80 qu'il va faire la part belle, en alternant ses titres incontournables, parmi lesquels les merveilleuses "Fourmis rouges" et des chansons moins connues ou oubliées, comme "Les réussites" (Pourquoi, pourquoi t'es devenue molle / T'as mis tes projets dans l'formol), mais qui  me sont revenues très vite en mémoire.
Que de souvenirs sont remontés à la surface pendant ce concert…
Beaucoup de rires dans la salle, Jonasz sait y faire, il aime jouer avec le public en racontant quelques anecdotes, en imitant de Gaulle ou en se chamaillant avec malice avec Jean-Yves d’Angelo pour des histoires de quinte bémol ou de rock n’ roll.
Par moments aussi, il nous invite à chanter, la salle se transforme alors en une immense chorale, j’adore.
Et puis, beaucoup de frissons et d’émotion lorsqu’il nous interprète de façon magistrale ses textes qui nous prennent aux tripes, comme "J’taimais tellement fort…", "Guigui", "Les fourmis rouges" ou la bouleversante "J’veux pas qu' tu t’en ailles".
Sublime moment et standing ovation dans la salle.

...Qu'est c'que j'vais faire 
J'deviendrai quoi ?
Un épouvantail 
Un grain de pop-corn éclaté
Avec une entaille
J'veux pas qu'tu t'en ailles...

Michel Jonasz et Jean-Yves d'Angelo 
(Palais des Sports 1986)

Michel jonasz nous a promis qu’il fera sa tournée d'adieu en l’an 3000. Rendez-vous est pris Monsieur Jonasz, j’y serai, on y sera tous...

La setlist :
Je descendrai la rivière
Une seule journée passée sans elle
Les réussites
Y’a rien qui dure toujours
Descends  
La Bossa
J’t’aimais tellement fort que j’ t’aime encore
Tombent les feuilles
Du blues, du blues, du blues 
Everyday I have the Blues   (reprise)
Les odeurs d’éther   (Michel Jonasz au piano, Jean-Yves d’Angelo à l’accordéon)
Le Boléro   (Quand on écoutait Ruben / Souviens-toi des soirées cubaines)
Whole Lotta Shakin' Going On   (Shake baby shake) (reprise)
Les fourmis rouges
Super nana
Guigui
J'veux pas qu' tu t'en ailles   (1er rappel) 
Joueurs de blues   (2e rappel)

Les 25 et 26 avril prochains, Michel Jonasz sera au théâtre du Jorat (près de Lausanne) avec son spectacle piano-voix. Un court extrait et une interview assez drôle :-) :


Sinon, le concert du 26 avril sera apparemment retransmis à la radio suisse romande : 
http://www.rts.ch/option-musique/partenariats/4613867-michel-jonasz-en-concert.html




samedi 6 avril 2013

Domenico Modugno - Amara terra mia


Cette chanson très émouvante, écrite par Domenico Modugno en 1971, est dédiée à tous les italiens qui, dans les années ’50 et ’60, ont dû quitter leur terre et émigrer ailleurs en espérant pouvoir trouver travail, pain et chocolat…

Mes parents en ont fait partie.
Et mon père aimait beaucoup Domenico Modugno.


A mon papa




mercredi 27 mars 2013

Holî, la fête des couleurs en Inde


Des couleurs qui s’envolent dans l’air, des visages tout barbouillés et des vêtements trempés d’eau colorée. Chaque année, en Inde, Holî, la fête des couleurs, est une joyeuse bataille de pigments colorés !

Les enfants, les femmes et les hommes sont tous réunis, sans différences de religions ou de castes, pour célébrer l’arrivée du printemps, symbole de la fertilité.

Cette fête hindoue dure deux jours et doit coïncider avec une pleine lune. Cette année, elle a lieu exactement en ce moment :-).













Les couleurs ont une signification bien précise : le vert pour le calme et l'harmonie, l'orange pour l'optimisme, le bleu pour la vitalité, le jaune pour la foi, le rouge pour la pureté, la joie et l'amour.

Vive le printemps !




dimanche 24 mars 2013

David Bowie, invisible et pourtant si présent...



2013 est vraiment l’année David Bowie. Après 10 ans de silence et de folles rumeurs sur son compte, Bowie revient en beauté et nous offre un nouvel album, "The Next Day" qui, contrairement à ces derniers albums plutôt décevants, est très bon et nous replonge dans son univers des années '70. Il tourne en boucle chez moi et plus je l’écoute, plus je l’aime…

L’incroyable est que depuis la sortie de cet album, dans le monde entier, David Bowie fait la une de tous les médias, sans donner aucune interview. Il reste toujours invisible, même à Londres où une exposition lui est consacrée jusqu’au 11 août 2013, au Victoria and Albert Museum. En tout cas jusqu'à aujourd'hui, invisible et pourtant si présent, je trouve ça assez fabuleux.

Et puis, une rumeur (qui je l’espère se vérifiera) me comble de joie, David Bowie pourrait remonter sur scène pour quelques concerts, on parle du Royal Albert Hall à Londres… 
Wait and see…

La discographie de Bowie est immense et nombreux sont les morceaux qui ont fait et font toujours partie de ma vie (principalement ceux des années '70), je ne vais pas les citer, la liste serait trop longue ! Peut-être juste un, qui prouve à quel point il est important de pouvoir aller écouter les artistes sur scène.

"Loving the alien", "A Reality tour" (2003)

"Loving the alien", une chanson que l'on trouve sur l’album "Tonight" sorti en 1984, qui fait partie (pour moi) des albums très, très moyens de Bowie. Musicalement, je n’aime pas du tout la version de l’album mais en live, ce même morceau réarrangé prend une toute autre dimension. La voix est divine (comme toujours) et l'émotion est palpable...
C'est d'une infinie beauté. 


Please, Mr Bowie, now we wait only your comeback on stage ;-)




dimanche 17 mars 2013

Les débuts de Rolando et Luiz Antonio, Les Etoiles


Rolando et Luiz Antonio, Les Etoiles, duo mythique brésilien qui m’avait enchantée dans les années 70 et 80 et qui continue à me faire rêver encore aujourd'hui.
J’en ai déjà un peu parlé ici…

Une vidéo a été mise en ligne récemment, elle date de 1976, c'était au tout début de leur carrière.



Les Etoiles y interprètent deux chansons du répertoire brésilien :

"Eu Quero um Samba" composée en 1945 par Haroldo Barbosa et Janet de Almeida et popularisée en 1973 par Joao Gilberto.

"Jeanne la Française" de Chico Buarque, musique d’un film brésilien sorti en 1973, "Joana Francesa" de Carlos Diegues, avec comme interprète principale, Jeanne Moreau.

Les voix de Rolando et Luiz Antonio sont magnifiques et envoûtantes, mêlées de beaucoup de douceur et de sensualité, avec un zeste d’humour et de guarana ;-).

Cette vidéo est une merveille, merci à celui ou celle qui l’a mise en ligne et à Dom de l’avoir découverte et aussitôt transmise…