Bashung_1

Mon humeur musicale du moment :
"When the lights go down"
Prince (1999)
  

jeudi 1 décembre 2011

Baba Love - Arthur H



Baba Love, le dernier album d’Arthur H tourne en boucle chez moi depuis quelques jours et plus je l’écoute, plus j’ai envie d’y revenir, de me laisser emporter dans l’univers de ce mystérieux funambule.
Je trouve que l’intensité va en crescendo au fur et à mesure des morceaux et pour moi, les trois derniers sont un enchantement… 
"L’arc en ciel", "Un rayon de soleil" et surtout "L’ivresse des hauteurs" qui conclut l’album en apothéose.
D’une beauté indescriptible, autant dans la poésie du texte que musicalement.
Un moment de grâce, magique et sensuel.
Juste un piano et deux voix, Arthur H et Jean-Louis Trintignant et on s'envole avec eux, très, très haut.
...
"Tu savais que beaucoup de femmes ont une âme de guérisseuse
Elles ont posé les mains sur nous
On a tout de suite senti une chaleur se répandre dans tout le corps
Un courant d'énergie pure agissait à l'intérieur
Ce qui était tordu se redressait
Ce qui était obscurci s'éclaircissait
Ce qui était cadenassé se déverrouillait

Après, tout a changé
On était vifs, légers, ouverts, lumineux
Alors, elles ont commencé à nous parler
C’était en quelque sorte toutes les femmes qu’on avait aimées
Mère, fille, amante, légitime, illégitime, sœur, amie, grand-mère, arrière-grand-mère
C’était l’heure des secrets, des solitudes, des abandons
Regrets, absences, trahisons
Mais aussi des joies, des fous rires, des extases et de l’amour absolu"
...


Et puis, pour continuer ce rêve de lumière, on peut écouter le silence qui suit cette ivresse des hauteurs. Un beau et long silence… et soudain une voix d’enfant nous parle de Jean-Michel Basquiat avec les mots d'Arthur H…

Jean-Michel Basquiat, Zydeco, 1984_New York_USA

"Basquiat 
Le chercheur d’or a trouvé l’or
Je mange la terre rouge
Je bois l’asphalte noir
Et je crache sur la toile

Des signes préhistoriques qui éblouissent le futur
Je suis le roi courroucé
Je suis l’amoureux blessé
Ma couronne de diamant
Ma couronne de feu
Ma couronne de sang
Je la dépose tendrement sur ton sexe offert
Puis je la jette dans la gueule de la lumière
Je suis Jean-Michel Basquiat"

Sur son site officiel, Arthur H nous raconte (bien mieux que moi) son Baba Love.
On peut écouter l'album en cliquant ici ou aller le voir en concert, il est en tournée et passera par Genève le 17 décembre, unique date en Suisse pour le moment, qu'on se le dise…       

vendredi 25 novembre 2011

Chan Chan (Charlie's blues)


Quand le blues se mêle au "son cubano"
Quand la voix du Mississipi s’invite à la Havane
Quand l’harmonica de Charlie Musselwhite répond à la guitare d’Eliades Ochoa
C’est plutôt bien réussi et ça donne une certaine profondeur à ce titre immortalisé par
le Buena Vista Social Club

Un peu comme la vie,
Contraste d’ombre et de lumière…

Charlie Musselwhite, Eliades Ochoa et le Cuarteto Patria
Chan Chan (Charlie’s blues)



lundi 10 octobre 2011

You are my sister



A toi, iana, my little sister,
je délivre aujourd'hui le secret 
du pouvoir magique
du petit âne de Paul Klee.
Il te protégera et prendra soin de toi, avec nous.
Regarde bien, il est là, juste derrière les dromadaires... 


Pour toi

You are my sister
And I love you


mardi 27 septembre 2011

Le p’tit bal perdu


Le p’tit bal perdu de Bourvil mis en image par Philippe Découflé.
Tout d'abord, apparaît une accordéoniste faisant tourbillonner ses notes, assise sur une chaise.
Puis, une table au milieu d'un paysage bucolique. 
Et derrière cette table, un jeune couple est assis et nous raconte avec insouciance sa version de ce p’tit bal perdu dans une chorégraphie remplie d'humour, en utilisant le langage des signes et en jonglant avec les mots, quitte à en détourner quelque peu le sens...
C’est léger et décalé, poétique et surréaliste. 
Tout ce que j’aime.
Ce n’est pas un scoop, les images de Découflé ont été vues et revues maintes fois et cette chanson de Bourvil, tout le monde la connaît, je sais, mais je l’adore et ne m’en lasse pas.

Oui, c'était bien...
Petite pause tendresse au royaume des balles perdues...



lundi 19 septembre 2011

Les lendemains qui tuent



Les lendemains qui tuent
Alain Bashung - Jean Fauque
(Confessions publiques 1995)



Un peu de bruine
Qui me dégouline
Un peu de vanité

J'ai peur et je frime
Dans ce drôle de dream

Les paroles en l'air
Ça me sidère
Ça me scie

Les paroles en mer
Font des croisières
Ça me scie ça me scie ça me scie

Les hivers qui glissent
Sur des esquisses
C'est beau à tomber

Une mandarine
Pour un ice-cream
C'est parfait

Les paroles en l'air
Ça me sidère
Ça me scie

Les paroles en mer
Font des croisières
Ça me scie ça me scie ça me scie

Les paroles en l'air
Ça me sidère
Ça me scie

Les paroles en mer
Font des croisières
Ça me scie


dimanche 11 septembre 2011

11'09"01 - September 11


Ainsi va la vie, tantôt gaie et légère, tantôt sombre et tragique. 

Ça peut paraître un peu bizarre de faire un sujet sur le 11 septembre juste après avoir parlé du monde de Mafalda avec humour et légèreté, mais finalement ce n'est pas si étrange que ça.
Chacun d'entre nous a en mémoire ces images irréelles et se souvient précisément de ce qu'il faisait au moment où s'est déroulée cette tragédie qui a secoué la planète entière et a changé le visage d'un monde déjà bien perturbé.
Ce monde "malade" comme nous le décrivait Mafalda il y a plus de 40 ans. 
Et je crois que ce 11 septembre 2001, on a atteint l'indicible...

Alors, j'ai juste envie de parler d'un film collectif datant de 2002 : 11'09"01 - September 11.

11 courts métrages
11 minutes chacun
11 réalisateurs du monde entier 
11 regards croisés

Ils ne sont pas tous d'égale intensité ces courts métrages, mais chaque réalisateur exprime sa vision personnelle de cette journée particulière et je conseille de voir le film dans son entier pour se faire sa propre idée. 
Une mention particulière à celui réalisé par Sean Penn qui aborde le sujet de façon très émouvante et poétique.

Mais j’ai choisi d'en mettre un seul ici parce qu'il est pour moi le plus marquant, intelligent et juste, le plus terrifiant aussi, le plus insoutenable de tous.
Juste un écran noir et par moments une lumière aveuglante avec des images comme des éclairs dans le ciel, d'une puissance indescriptible. Aucun acteur, juste une bande son bouleversante et le silence... La réalité brutale et cruelle.
Il est signé par le réalisateur de 21 Grammes, Babel, Biutiful..., Alejandro González Iñárritu.
"J'ai conçu ce film comme une expérience commune, une prière collective avec les indiens Chamulas de mon pays pour les innocents qui sont morts ce jour-là. Cette offrande n'est pas destinée au peuple américain, mais à l'humanité elle-même, pour les évènements qui se sont passés et pour ceux qui ont suivi." 


 Does God's light guide us or blind us ?
Est-ce que la lumière de Dieu nous guide ou nous aveugle ? 



jeudi 8 septembre 2011

Le monde de Mafalda


Mafalda est une petite fille drôle, généreuse et très curieuse. Elle aime jouer, chanter et danser comme toutes les petites filles mais elle se pose beaucoup de questions sur le monde qui l’entoure et aimerait bien comprendre pourquoi il est si "malade".

Alors, elle écoute les informations à la radio ou à la télévision, lit les journaux, s'informe, s'interroge, parle politique et dit haut et fort tout ce qu’elle en pense...

 Je l’adore…






Mafalda est le personnage principal de la série de BD du même nom créée par Quino, auteur argentin, en1964 et parue jusqu’en 1973. 
On peut constater que plus de quarante ans après, elle se lit presque comme si elle avait été écrite hier, les interrogations sont toujours les mêmes et les rêves de Mafalda ne sont malheureusement pas encore tout à fait exaucés…

Et puis, elle me rappelle quelqu'un que je connais plutôt bien... 
surtout le matin au réveil !